Tranquebar : huit personnes vivent dans une seule pièce

Par Raj Bissessur O commentaire
Karine Boodhoo et sa fille.

Une famille, qui vit dans des conditions déplorables, à Tranquebar, lance un appel à la solidarité. Faute de terrain, il lui est difficile de solliciter la National Empowerment Foundation pour se bâtir un logement approprié.

Karine (33 ans) est mère de cinq enfants âgés de 16, 14, 11, 6 et 5 ans respectivement. Elle s’est séparée de son mari depuis plusieurs années. Elle habitait aux Salines, mais son logement était devenu tellement délabré qu’elle a dû se réfugier chez sa mère, à Tranquebar. Le hic, c’est que cette « maison » ne comporte qu’une pièce.

« La maison de maman abritait déjà trois adultes. Avec mes enfants et moi, nous voici à huit personnes, dont quatre enfants. Deux de mes gosses sont allés vivre chez une tante », nous confie Karine. Pour corser le tout, sa fille aînée (16 ans) est déjà mère d’un garçonnet de deux ans. « Le père de l’enfant s’est volatisé dans la nature. » Et d’ajouter : « Je souffre d’une santé défaillante. Je dois me coucher à même le sol sur une couverture avec le bébé de ma fille. »

La jeune mère est à la recherche d’un toit décent. Elle a entrepris des démarches et révèle que des officiers de la National Empowerment Foundation (NEF) sont venus chez elle pour une inspection, il y a trois mois. « Depuis, je n’ai plus de nouvelles d’eux. »

Xplik ou K a abordé le cas avec Clifford Vellien, responsable de communication à la NEF. « Nous savons que la famille habitait Les Salines avant de s’installer à Tranquebar », a-t-il commenté.

« Karine a droit à une allocation sous le Social Register of Mauritius (SRM). Elle touche une prestation d’aide sociale de subsistance de Rs 4 900 par mois. à la NEF, nous construisons des maisons pour des personnes admissibles au SRM à condition qu’elles soient propriétaires d’un terrain. Si elles n’en ont pas, nous leur demandons de présenter une requête auprès du ministère du Logement et des Terres qui gère les terrains de l’État. Karine a effectivement fait une demande. C’est au ministère de tutelle de décider de la voie à suivre.

La NEF interviendra lorsque Karine aura son terrain. Elle ne peut intervenir auprès du ministère du Logement et des Terres. »

Mais n’y a-t-il pas un plan d’urgence dans un tel cas ? Un fast-track plan ? « Sans aucun engagement de sa part, la NEF peut informer le ministère du Logement et des Terres que ce cas mérite une attention urgente », répond le chargé de communication.