Tourisme : le Maroc, l’euro et la livre affectent la performance de Beachcomber

Par Kamlesh Bhuckory O commentaire
Le Royal Palm Beachcomber Luxury

Premier groupe hôtelier du pays, New Mauritius Hotels Limited, qui est engagé dans un important processus de restructuration de sa dette, a annoncé des résultats trimestriels sous l’influence négative de ses activités marocaines et la faiblesse des principales devises.

Le premier trimestre de l’année financière de New Mauritius Hotels Limited (NMH), dont l’enseigne commerciale est Beachcomber Resorts & Hotels, s’étend d’octobre à décembre. Il coïncide avec la première partie de la haute saison touristique dans le pays. Au cours de ce premier trimestre, le groupe a connu une baisse de 6,5% de son chiffre d’affaires, qui est passé à Rs 3,05 milliards. Et les profits après impôts pour cette période ont été de Rs 547 millions, soit une hausse de 1,3 %.

 NMH, dans son bilan trimestriel publié sur le site de la Bourse de Maurice le jeudi 16 février, affirme que la principale raison derrière la baisse de son chiffre d’affaires, est une baisse de vente des villas à Marrakech, au Maroc. Les profits opérationnels ont chuté dans le sillage de la dépréciation de l’euro et de la livre sterling, qui a engendré une diminution dans les dépenses par nuitée.

C’est à Maurice – où le groupe est propriétaire et gérant de huit établissements – que Beachcomber Resorts & Hotels réalise le gros de ses affaires. Les revenus pour ces trois mois ont été de Rs 2,49 milliards (quelque 82 % des recettes) alors que les bénéfices normalisés avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissements pour le marché mauricien de Beachcomber ont été de Rs 903 millions (96 % de ses profits). Lors de ces trois mois, les arrivées touristiques ont augmenté de 13 %. Le taux d’occupation a atteint 80 % dans ces huit hôtels.

Endetté, le groupe NMH a lancé une série de mesures visant à assainir ses finances afin d’améliorer sa performance à partir de l’année financière 2017/2018. Une de ces mesures a été la création de Beachcomber Hospitality Investments Limited, entité qui regroupe les murs des établissements de Victoria Beachcomber, Canonnier Beachcomber et Mauricia Beachcomber, et permettant d’apporter quelque Rs 3,9 milliards (100 millions d’euros) pour réduire le niveau de l’endettement.

Le groupe sud-africain Mara Delta est l’un des deux principaux actionnaires qui a apporté une part de 21,5 millions d’euros. Un prêt de 50 millions d’euros assorti de conditions favorables a déjà été obtenu auprès des banques. Ce montant a déjà été utilisé pour rembourser des prêts existants. Des fonds additionnels de 28,5 millions d’euros seront disponibles pour contribuer à réduire la dette. L’aboutissement de cette dernière transaction est tributaire des autorisations du Bureau du Premier ministre.

«NMH est engagé dans des discussions avancées avec ses partenaires financiers pour revoir le coût et les conditions de remboursement de la dette restante. Ces négociations devront mener à une amélioration significative du flux de trésorerie de la compagnie », fait ressortir le conseil d’administration du groupe hôtelier.

Et quid du Maroc, qui continue à avoir une incidence négative sur le bilan du groupe? NMH affirme qu’une Letter of Intent a été signée avec un opérateur de renommée mondiale par rapport à Royal Palm Marrakech et le marketing des villas. La transaction devrait être finalisée au cours du troisième trimestre de l’année financière 2016/2017.