Super Cash Back Gold : «Un investisseur indien est prêt à investir Rs 19 milliards»

Par Thierry Laurent O commentaire
Super Cash Back Gold

Ils étaient une centaine à faire une démonstration de force dans les rues de la capitale, jeudi. Ils veulent lancer un signal fort au Premier ministre Pravind Jugnauth, qu’ils somment de rembourser ceux qui ont investi dans le Super Cash Back Gold (SCBG).

Salim Muthy était à son 11e jour de grève jeudi. Il a invité le Premier ministre à s’entretenir avec un investisseur indien qui serait disposé à investir Rs 19 milliards dans les actifs de la BAI. Ce qui serait largement suffisant pour rembourser les clients du SCBG et du Bramer Asset Management avant l’échéance de 2020.

C’est devant le Bâtiment du Trésor que les manifestants se sont donné rendez-vous. Visiblement mécontents d’une déclaration du chef du gouvernement, plus tôt dans la journée, sur le dossier du Super Cash Back Gold (SCBG), les manifestants ont à tour de rôle tiré à boulets rouges sur le No 1 du gouvernement.

Ils exigent de ce dernier qu’il honore ses engagements : « Ran nou cash », scandaient-ils. Un peu plus tard, c’est devant l’Hôtel du gouvernement qu’ils se sont arrêtés, causant des perturbations au niveau de la circulation routière. Les forces de l’ordre ont dû intervenir. Des policiers ont entouré les manifestants, leur faisant comprendre qu’ils obstruaient la route et leur précisant également que leur manifestation était illégale.

Se montrant coopératifs, les manifestants ont obtempéré. Ils ont été rejoints par l’ancien ministre du Parti travailliste, Arvin Boolell, avant qu’ils ne prennent la direction du Jardin de la Compagnie, où se trouvent plusieurs grévistes de la faim, dont le porte-parole, Salim Muthy. L’ancien ministre des Affaires étrangères a déclaré que sa présence aux côtés des manifestants relève d’une action citoyenne. « Je suis sensible à la douleur humaine. Le gouvernement avait pris des engagements pour résoudre ce problème, et il a failli », a-t-il déclaré. Arvin Boolell n’écarte pas la possibilité de recourir à la désobéissance civile. « Au nom de la justice pour ces victimes, toute l’île Maurice doit être solidaire à une cause juste », a-t-il ajouté.