Services financiers - Fintech : imposer un régime ouvert mais strict

Par Vijayan Ayassamy O commentaire
Fintech

Tout développement des solutions Fintech doit être en accord avec la juridiction. C’est l’avis que partage le comité de réglementation sur Fintech et des services financiers qui s’est réuni pour la première fois en fin de semaine dernière sous l’égide de la Financial Services Commission (FSC).

La mise en place d’un cadre régulateur pour appuyer un hub régional de renom pour le Fintech doit suivre certaines impératives. Tel est l’avis du comité de réglementation sur le Fintech et des services financiers qui s’est réuni la semaine dernière.  

Parmi les recommandations préconisées, l’établissement d’un régime juridique ouvert et transparent qui encourage l’innovation ; favoriser les échanges d’informations avec  d’autres autorités reconnues pour éviter toutes activités illégitimes ; prendre en considération les  meilleures  innovations technologiques et assurer que Maurice est au rythme des dernières avancées technologiques dans le domaine du Fintech. Il faudrait également réglementer les transactions liées au Blockchain en prenant en compte les techniques récentes pour combattre l’intrusion et autres types de fraudes ; reconnaître les bénéfices potentiels de la technologie Blockchain pour l’économie et la société et assurer son épanouissement mais aussi concevoir des mesures incitatives pour attirer du business dans la filière Fintech à Maurice et considérer la possibilité de constituer un fonds souverain pour prévoir un capital d’amorçage pour l’avancement de ce secteur dans la région.

Suite à cette première réunion, le comité se penchera sur une évaluation du contexte actuel du régime de réglementation par rapport au Fintech et des solutions fondées sur l’innovation. Il sera appelé à proposer des recommandations sur la nécessité de nouvelles séries de législation. Il sera aussi amené à formuler des secteurs prioritaires au sein de l’espace réglementaire des activités de Fintech.

Au sujet de la crypto-monnaie, les intervenants soulignent que bien qu’elle ne confère pas totalement l’anonymat, elle ne s’appuie que sur le sentiment des investisseurs comme valeur. Autrement, ce type de devise n’a aucune valeur intrinsèque comme c’est le cas pour le dollar ou l’or. C’est pourquoi le comité préconise un régime ouvert et transparent, mais avec une surveillance accrue des agissements malveillants.

Présidé par Lord Meghnad Desai, le comité comprend le Lord St John of Bletso, expert en affaires africaines et services financiers, Loretta Joseph, présidente de la Chair of the Australian Digital Currency and Commerce Association, Nishtith Desai, fondateur du cabinet juridique indien Nishith Desai Associated, Yandraduth Googoolye, gouverneur de la Banque de Maurice, Harvesh Seegolam, Chief Executive de la FSC, et Rajesh Sharma Ramloll, Deputy Solicitor General et membre du conseil de la FSC.