Selon MCB Focus : la taille de la population active inquiétante

Par Kamlesh Bhuckory O commentaire
MCB

Avec un taux de chômage en baisse pour 2018, on devrait se réjouir. Mais dans le dernier numéro de MCB Focus en date du vendredi 9 février, Gilbert Gnany, Chief Strategy Officer du MCB Group, fait ressortir que tel n’est pas le cas quand on analyse les données disponibles.

Pour la troisième année consécutive, le taux de chômage sera en baisse. Selon MCB Focus, il devrait chuter à 6,9 % en 2018, contre 7,1 % l’année dernière. Ce sera l’impact positif de la croissance dans les activités dans tous les secteurs économiques. Dans l’ensemble, c’est positif.

Cette année, le pays devrait enregistrer  une croissance de 3,9 % (contre une estimation initiale de 4 % en octobre 2017), est-il dit dans MCB Focus, après avoir pris en considération la réévaluation marginale de certaines prévisions sectorielles, le retard dans le démarrage de grands chantiers relatifs à la décongestion routière, l’impact des inondations sur le secteur agricole non-sucre et la nouvelle baisse du prix du sucre sur le marché européen. Cette expansion des activités ne peut se faire sans l’apport de la main-d’œuvre et des compétences mauriciennes. Or, la participation des Mauriciens est en baisse.

La part de la population active par rapport à la population, ayant 16 ans et plus, est de quelque 59 %, selon Gilbert Gnany. En termes concrets, cela signifie que sur chaque 100 Mauriciens répondant à ce critère, seulement 59 travaillent. La contribution des femmes est encore moindre, soit environ 45 %. À l’autre extrême, dit-il, la taille de la population inactive (retraités, enfants, étudiants) est en progression. Au troisième trimestre de 2017, la taille de cette population inactive est en hausse. Au 30 septembre, elle a été de 402 200 Mauriciens, soit 6 800 de plus comparé au troisième trimestre de 2016 et 10 900 relatifs au deuxième trimestre de 2017.

« Overall, such labour market trends are viewed as quite worrisome insofar as they threaten to impede our future economic development on the basis of the country being subject to proportionately lower factor inputs than it could have possibly afforded and, thus, missing out on a potential source of economic growth », fait ressortir le Chief Strategy Officer du MCB Group.

Dans son argumentaire, l’auteur de MCB Focus s’appesantit sur le fait qu’on ne peut se fier uniquement au taux de chômage comme référence. Cet indicateur masque les problèmes inhérents du marché de l’emploi. Plus loin, il suggère qu’on améliore la couverture d’un point de vue statistique, afin qu’on cerne les tendances, qu’on contribue à prendre des décisions et qu’on définisse des politiques plus efficaces.