Scandale en Malaisie : Maurice n’est pas inquiété

Par Vijayan Ayassamy O commentaire
1MDB

Le journal singapourien The Independent ne rate pas une occasion pour brimer les institutions mauriciennes. Dans son édition du mercredi 11 octobre, il revient sur des allégations formulées en 2015 à l’encontre de la première banque islamique du pays, Century Banking Corporation Ltd.

Elle serait impliquée dans le scandale autour du Malaysia Development Berhad (1MDB), un fonds souverain malaisien qui gérait l’épargne à travers des placements. Cependant, après enquête, il s’est avéré qu’aucune irrégularité de la part de la banque n’a été effectuée.

En 2015, un dénonciateur avait dévoilé des détournements de plusieurs milliards de dollars par des membres du gouvernement et leurs proches. Plusieurs milliards de dollars détournés pour enrichir les dirigeants  du fonds, des hommes d’affaires et des ministres malaisiens.

Le lanceur d’alerte a allégué que la banque islamique mauricienne aurait eu des liens avec un des suspects des fraudes recherchés aussi par le Federal Bureau of Investigation (FBI).
« C’est une vieille affaire qu’on vient soulever. On n’a rien à faire avec cette transaction. Nous avons été blanchis dans cette affaire », a confié un des dirigeants de la banque. Le FBI n’avait rien trouvé de suspect dans les transactions de l’établissement suite à une enquête effectuée à Maurice.

Cette affaire de fraude et de corruption a débouché sur des enquêtes au Singapour, aux États-Unis et en Suisse, entre autres. L’argent détourné aurait été utilisé dans des achats d’immobiliers de luxe et d’avions privés, entre autres.

Au début de cette année, les autorités financières singapouriennes ont terminé leur enquête en infligeant des amendes à Crédit Suisse ainsi qu’à des établissements locaux. L’enquête, menée depuis mars 2015, a permis de connecter des transactions financières à plusieurs entités, dont deux  domiciliées aux Seychelles.

Des comptes bancaires de plusieurs individus ont été saisis ainsi que des biens représentant USD 240 millions (environ Rs 8,2 milliards), dont USD 120 millions appartenaient à Low Taek Jho, un homme d’affaires proche du pouvoir.

Dans un communiqué en juillet dernier, la Monetary Authority of Singapore (MAS) a dit avoir découvert des transactions complexes impliquant plusieurs entités et dans plusieurs juridictions. Elle n’implique aucunement le centre financier mauricien et des banques locales.