Rooben a été victime d’un accident : il doit réunir Rs 80 000 pour éviter la saisie de son van

Par Raj Bissessur O commentaire
van

Il a voulu s’offrir un bel outil de travail. À travers une compagnie de leasing, il a acquis un van de 15 places de marque japonaise en janvier 2016. Un an après, le voilà pris à la gorge. Depuis un accident, Rooben, transporteur de 43 ans ne peut rembourser sa dette. Voilà maintenant qu’on menace de saisir son gagne-pain.

« Comment vais-je trouver Rs 80 000 pour éviter la saisie de mon véhicule qui transporte 15 passagers ? Je ne travaille plus depuis l’accident dont j’ai été victime le 25 février dernier. Ces trois derniers mois, je n’ai pu honorer mes engagements auprès de la compagnie de leasing. Ma dette croît en raison de ces retards », confie Rooben.

Le van servait au transport des écoliers et des employés de centres d’appel. « Quand mon véhicule a été mis hors service, j’ai perdu tous mes contrats de transport. Et séquelles de l’accident : ma résistance physique en a pris un coup », dit-il.

Une autre catastrophe lui tombe alors sur la tête. Alors qu’il sollicite la compagnie de leasing pour un report de paiement de ses mensualités et impayés, celle-ci lui fait servir une mise en demeure : soit il rembourse Rs 79 999 sous les sept jours, soit son véhicule est saisi.

« C’est une décision inhumaine. Je ne refuse pas de payer, sauf que je n’ai plus les mêmes moyens financiers, je ne travaille pas. On veut m’arracher mon gagne-pain. Comment ferai-je ensuite pour honorer mes dettes ?» dit Rooben. « Depuis janvier 2016, il me faut rembourser Rs 13 774,88, durant 83 mois. » Le transporteur a consenti de gros efforts pour réunir Rs 50 000. Pour ce faire, il a vendu sa moto et sa batterie de musique. Autre sacrifice pour trouver de l’argent : Rooben loue sa maison et dort dans son… van.

Sauf qu’il lui manque Rs 30 000. La rédaction d’Xplik uu K s’est entretenue avec un clerc de l’avoué qui a fait servir la mise en demeure au nom de la compagnie de leasing. La rédaction a insisté : le client a consenti de gros efforts pour réunir plus de la moitié de la somme due. Ne pourrait-on pas lui accorder un délai de grâce sur une base humanitaire ? Le clerc nous a promis d’en discuter avec l’avoué et qu’il nous contactera. Nous attendons sa décision.