À Rodrigues : trois mois de prison pour avoir tué un chien

Par Vel Moonien O commentaire
Cour Rodrigue

Ils se sont vengés sur un Berger allemand qui a dévoré leurs cabris. Ils l’ont battu, traîné à moto avant de balancer son cadavre à la mer le 10 août 2014. Georges Nicolas Ste Marie et Martin Félicité ont été condamnés vendredi dernier par le tribunal de Rodrigues à trois mois de prison pour cruauté envers un animal, en infraction avec l’article 3(1)(j) de l’Animal Welfare Act de 2013.

Le propriétaire du chien ainsi que sa belle-sœur ont expliqué à la cour que les deux hommes ont menacé de tuer le chien et ils ont vu les accusés traîner l’animal à moto jusqu’au lieu dit Les Salines.

Menaces au propriétaire

Les deux accusés  reconnaissent avoir menacé le propriétaire mais nient avoir tué l’animal. Ils prétendent l’avoir trouvé sans vie, et ignorent comment il est mort. Ils avaient porté plainte contre le propriétaire à la police  à cause des attaques contre leurs cabris.

Martin Félicité admet qu’il est propriétaire de la moto immatriculée 223RL mais nie avoir piloté l’engin le jour fatidique car son permis lui a été retiré par la justice. Un examen post-mortem du Berger allemand par la Commission de l’Agriculture révèle que celui-ci a subi des violences, dont une lacération qui part du museau sous son œil droit. Il saignait également de l’oreille gauche.

La belle-sœur du propriétaire a souligné que les deux hommes, après avoir traîné le Berger allemand jusqu’à la mer, ont menacé de récidiver avec son chien qu’ils accusent d’avoir également attaqué leurs bêtes. Georges Nicolas Ste Marie et Martin Félicité avouent avoir suivi le Berger allemand ce jour-là mais nie l’avoir trucidé. Le magistrat P. D. Mauree a pris en considération le casier judiciaire vierge du premier et celui du second, déjà condamné pour agression, pour les condamner à une peine de trois mois de prison. Celle-ci est assortie d’une amende de Rs 15 000 chacun au vu de la « brutalité » et de la « torture » qu’ils ont fait subir à l’animal.

Les deux condamnés vont faire appel contre ce verdict et ont retenu les services de l’avoué Pazany Thandarayan.