Rentrée parlementaire - Bérenger : «Une opposition unie dans l’hémicycle, c’est possible»

Par Patrick Hilbert O commentaire
Paul Bérenger

La campagne électorale pour l’élection partielle au no 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes), qui aura lieu le 17 décembre, est déjà bien lancée. Cependant, Paul Bérenger a affirmé que cela ne devrait pas empêcher les partis de l’opposition de travailler de concert au Parlement.

Lors de sa conférence de presse de samedi, à l’hôtel Hennessy Park, Paul Bérenger a montré son agacement par rapport à mardi prochain. à trois jours de la rentrée parlementaire, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a affirmé que, même si la partielle divise les partis de l’opposition, « nous souhaitons pouvoir faire la différence au Parlement et mettre nos divergences de côté ».

Est-ce faisable avec une partielle en toile de fond qui oppose les formations politiques ? « C’est certainement possible. Cela dépend de la volonté des différents partis », a répondu Paul Bérenger.

Concernant le cas du Parliamentary Private Secretary (PPS) Kalyan Tarolah, qui aurait envoyé des sextos depuis le Parlement et qui fait actuellement l’objet d’une enquête de la part du Central Criminal Investigation Department, le leader du MMM est d’avis que « ce serait bien qu’il y ait une coordination de l’opposition ».

Paul Bérenger a aussi critiqué le fait que le MMM, avec ses sept députés, n’a pas encore eu de confirmation quant à leurs places exactes dans l’hémicycle et que le Government Chief Whip n’a pas encore été nommé.

«Coffre-forts»

La décision du Directeur des poursuites publiques, Satyajit Boolell, de loger des charges formelles contre l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans l’affaire des coffres-forts contenant Rs 224 millions, est saluée. Le leader des mauves qualifiera d’ailleurs Navin Ramgoolam de « mon grand ami, mon voisin aux coffres-forts ».

« Je dis bravo au DPP. Il explique, dans son communiqué, émis vendredi, qu’il avait nommé une équipe de seniors de son bureau pour se pencher sur ce dossier et lui soumettre leurs recommandations. Celles-ci ont ensuite été ratifiées par le DPP. De ce fait, il a dépersonnalisé le dossier. »

La révocation de Véronique Leu-Govind et de Marie Dorise Cale, respectivement comme présidente et vice-présidente du conseil de district de Rivière-Noire, mardi, n’a pas été motivée par le MMM, a assuré Paul Bérenger. Certes, les deux femmes sont du Parti mauricien social-démocrate et le conseiller qui a déposé la motion de blâme ayant mené à leur destitution est du MMM, mais les conseils de district sont « au-dessus des party politics. Dans les faits, personne ne nous a contactés pour cette motion et nous n’avons pas été sollicités pour donner notre accord ».