À Quatre-Bornes : Roshi Bhadain s’attaque au projet Metro Express

Par Thierry Laurent O commentaire

Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain a fait état d’une «série d’incohérences» au sujet du projet Metro Express qui, selon lui, est voué à l’échec. Il intervenait lors d’une réunion tenue dans l’enceinte de la municipalité de Quatre-Bornes, ce mercredi 2 août.

L’ancien ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance se dit «extrêmement inquiet» quant à la réalisation du projet Metro Express.

Les arguments avancés par le gouvernement, le lundi 31 juillet, lors de la présentation officielle de ce projet «ne tiennent pas la route», soutient Roshi Bhadain.

Évoquant le coût du projet, évalué à Rs 18,8 milliards, Roshi Bhadain affirme que le Metro Express engloutira bien plus que le montant prévu. Selon ses calculs le coût du projet reviendrait à Rs 27,3 milliards.

Roshi Bhadain s’est appuyé sur les montants déboursés pour le compte des consultants, soit Rs 3,2 milliards. 

Il faut aussi prendre en considération le «Fluctuation Tax Change» qui se chiffre à Rs 3 milliards et finalement, les dépenses sur le «tax interest», soit Rs 2,3 milliards additionnelles, indique l’ancien ministre.

«Pourquoi ont-ils oublié de mentionner ces détails», s’est-il demandé. Il accuse le gouvernement de «mentir sur ce projet».

Commentant le modèle de métro utilisé à Edinburg, sur lequel s’est basé le gouvernement mauricien pour réaliser ses projections financières, Roshi Bhadain a indiqué qu’il y a eu bon nombre d’accidents impliquant des cyclistes dans la capitale écossaise.

«C’est la ville qui a enregistré le plus d’accidents de cyclistes», a-t-il fait ressortir, faisant référence à des articles de presse de la BBC pour étayer ses dires.

Roshi Bhadain a aussi remis en question les engagements pris par le gouvernement à l’effet que le projet ne comportera aucune variation des coûts durant la phase de construction. Pour le leader du Reform Party, aucun test géologique n’a encore été effectué.

Il a aussi indiqué que les autorités n’ont pas pris en considération les tuyaux du système de tout-à-l’égout.

«C’est uniquement lorsque la compagnie indienne démarrera les travaux qu’elle se rendra compte qu’il faudra réaliser des travaux additionnels et c’est ainsi que le projet coûtera plus cher», a-t-il fait part.