Paul Bérenger : «Aucune confiance en l’Icac et la police»

Par Patrick Hilbert O commentaire
MMM

« Je suis certain qu’il y aura un ‘mari’ cover-up », affirme Paul Bérenger, leader du Mouvement militant mauricien (MMM). Il commentait l’affaire Bet365 qui a provoqué la démission de Ravi Yerrigadoo de son poste d’Attorney General, mercredi.

«Nous n’avons aucune confiance en la police, ni en l’Independent Commission against Corruption.» Le leader des mauves déplore que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, ait pris trop de temps pour réclamer la démission de Ravi Yerrigadoo. Cette affaire « est un énorme scandale. Au lieu de dire au revoir, Ravi Yerrigadoo aurait dû tout simplement disparaitre de la scène (politique, NdlR».

Paul Bérenger explique que le dénonciateur de l’affaire, Husein Abdool Rahim, avait pris contact avec le député Veda Baloomoody et l’avait rencontré à deux reprises, mais qu’il ne s’est pas rendu au troisième rendez-vous, car il a préféré opter pour un autre avocat.

Le dérapage du ministre Showkutally Soodhun, qui avait demandé l’expulsion d’une personne d’une fonction mercredi est « dénoncé de la manière la plus sévère. » Abordant l’élection partielle du No 18, Belle-Rose/ Quatre-Bornes, qui aura lieu le 17 décembre, Paul Bérenger affirme que ce week-end, les choses iront en s’accélérant sur le terrain et qu’il est pleinement confiant en une victoire de sa formation politique. « Cette partielle sera l’occasion d’amener les élections générales aussi vite que possible. Ce sera une façon de donner un choc au gouvernement actuel. Dans un tel contexte, je n’ai pas besoin de le redire : il n’y a pas et n’y aura pas de rapprochement avec le MSM. »

Il déplore que la partielle ait lieu à la date anniversaire de la crémation de sir Seewoosagur Ramgoolam. « Je ne sais pas si le MSM est conscient de cela. En tout cas, c’est grossier. »

Pour lui, « il est clair que le gouvernement a vraiment peur » de présenter un candidat.