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Moustiques : attention aux piqûres !

Les Dr Fazil Khodabocus et Nassib Imrit Les Dr Fazil Khodabocus et Nassib Imrit, au micro de Sunil Gopal, rappellent les précautions à prendre pour éviter la prolifération des moustiques.

Un des moyens de prévention afin de ne pas être piqué est de porter des vêtements appropriés pour couvrir les parties exposées du corps et appliquer des produits répulsifs.

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Les moustiques sont les vecteurs de maladies telles que la fièvre dengue, le chikungunya, la malaria et le zika. En période de pluies, une plus grande vigilance doit être observée afin d’éviter leur prolifération.  C’est ce qu’ont expliqué le Dr Fazil Khodabocus « Community Physician » et Nassib Imrit « Senior Public Health and Food Safety Inspector » au sein du ministère de la Santé. Ils étaient les invités de l’émission Xplik ou K santé sur Radio Plus. Ils étaient au micro de Sunil Gopal. 

Les moustiques aiment l’eau stagnante dans laquelle les femelles vont pondre leurs œufs. En un cycle, elles peuvent pondre jusqu’à une centaine d’où leur prolifération rapide, si les mesures de salubrité ne sont pas observées convenablement. Selon le Dr Fazil Khodabocus, chaque citoyen peut faire un petit geste afin d’éviter une augmentation des maladies dont les moustiques sont les vecteurs. Parmi, nettoyer sa cour et veiller à ce qu’il n’y ait pas d’endroits où les moustiques peuvent pondre, s’assurer qu’il n’y a pas d’eau stagnante dans les conduits d’évacuation d’eau de pluies et sur le toit des maisons, sous les pots de fleurs et tout autre récipient.

De son côté, le ministère de la Santé fait un travail régulier dans des lieux stratégiques comme les hôpitaux et les écoles en aspergeant de l’insecticide là où il y a des accumulations d’eau et aux abords des terrains en friche. C’est ce qu’affirme Nassib Imrit. « Nous faisons un travail de démoustication pour attaquer les larves et nous ne faisons pas de fumigation pour tuer les moustiques adultes », dit-il. Cela est effectué uniquement dans des cas importés de la fièvre dengue ou de chikungunya.

Dépistage

Le dépistage est effectué à travers le prélèvement d’un échantillon de sang des passagers venants des pays à risque, surtout si une forte prévalence des maladies transmises par les moustiques a été notée. Le sang est placé sur un papier buvard pour le test de dépistage rapide ou envoyé au laboratoire de virologie qui, dans un délai de 24 heures, donne les résultats recherchés.

En sus de cela, il y a un travail de sensibilisation régulière de la population qui est effectué auprès du public afin de lui rappeler les précautions à prendre pour éviter la prolifération des moustiques. Et pour les deux interlocuteurs, le travail sera plus facile si les membres du public donnent un coup de main.

Ils expliquent qu’il faut comprendre le mode de fonctionnement des moustiques, qui sont les vecteurs de ces maladies afin d’agir en conséquence. Les maladies comme le chikungunya, la fièvre dengue et le Zika sont transmises par le moustique tigre (Aedes albopictus) connu pour être agressif, car la femelle doit piquer plusieurs personnes afin de remplir son estomac pour nourrir ses petits.  Celui qui est vecteur de la malaria (anophèle) pique plutôt la nuit.

Une des particularités de ce type de moustique, c’est qu’il n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour pondre. D’où l’importance de prendre des mesures afin d’éviter leur prolifération. Un des moyens de prévention afin de ne pas être piqué est de porter des vêtements appropriés pour couvrir les parties exposées du corps et appliquer des produits répulsifs.

Il faut savoir que le moustique tigre circule dans un rayon de 100 mètres de la zone de l’habitacle où il a pris naissance. « Si on contrôle notre environnement, qu’on le garde propre et qu’on évite l’accumulation d’eau, cela va aider », conseille Nassib Imrit.

Précautions pour ceux qui voyagent

La planète est un village global. Avec le nombre de touristes que le pays reçoit chaque année et le nombre de Mauriciens qui voyagent, la surveillance du port et de l’aéroport est importante. Des équipes du bureau sanitaire y sont placées afin de faire un screening des passagers qui arrivent au pays. Deux méthodes de surveillance sont prévues : active et passive.

Pour Nassib Imrit, il est important que les passagers remplissent convenablement la fiche qui leur est remis à l’immigration afin de connaître leur pays de provenance et l’endroit où ils résident. Leurs coordonnés doivent aussi être inscrits lisiblement afin de pouvoir les contacter rapidement. Cela fait partie du programme de surveillance pour éviter l’entrée au pays des maladies. Les pays les plus à risque sont ceux de l’Asie et de l’Afrique, précise le Senior Public Health and Food Safety Inspector.

C’est pour cela qu’il est utile de s’informer sur l’état de santé des passagers venants des pays à risque. S’ils présentent des symptômes d’une des maladies transmises par les moustiques, ils sont immédiatement pris en charge par les officiers du sanitaire présents. Les autres sont contactés dans les heures qui suivent leur arrivée au pays pour une visite à domicile par les « health surveillance officers ». Un dépistage rapide est important afin que les mesures appropriées puissent être prises afin d’éviter toute propagation d’une maladie, explique le Dr Khodabocus.

Mesures pour éviter la prolifération des moustiques

Il est impératif de ne pas laisser des choses inutiles dans sa cour ou sur des terrains vagues. Les moustiques peuvent s’y développer rapidement si on ne fait pas attention, selon le Dr Khodabocus. Il exhorte la population à ne pas laisser traîner les boîtes de conserve, pneus usagés, blocs ou autres récipients laissés dans un coin de la cour ou sur un terrain vague. Les plantes à grands feuillages peuvent retenir de l’eau. Il faut donc les vérifier régulièrement. « L’eau dans les assiettes des pots de fleurs doit aussi être vidée au moins une fois par semaine », dit-il. Il ajoute qu’il faut débroussailler et tailler les herbes hautes, nettoyer régulièrement les terrains inoccupés et enlever les feuilles mortes. Les déchets ramassés doivent être placés dans une poubelle couverte.

Les symptômes

Les symptômes de la dengue  et du chikungunya sont plus ou mois similaires et ainsi difficiles à différencier. Ces maladies sont caractérisées par la fièvre, des douleurs articulaires et musculaires, des enflures, des éruptions cutanées et des maux de tête.

En ce qu’il s’agit de la dengue, ce sont des maux de tête intense retro-orbitaire (à l’arrière des yeux).  Le malade peut aussi avoir des saignements du nez et de la muqueuse de la bouche, des ecchymoses (taches sous la peau). Dans la majeure partie des cas, cela peut durer une semaine (5-7 jours). Il peut aussi s’agir de dengue sévère qui existe en plusieurs types : Type 1, Type 2, Type 3, Type 4.  La fièvre de la dengue sévère a pour symptômes une forte fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, une détresse respiratoire et des saignements du nez. Si le malade n’est pas pris en charge rapidement pour des soins appropriés, le cas peut être fatal. En aucun cas on ne devrait pratiquer l’automédication, souligne le Dr Khodabocus.

 

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