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Météo : se dirige-t-on vers un autre février noir ?

Météo

Vivrons-nous un février noir comme celui que nous avons connu il y a 25 ans avec le passage de l’intense cyclone tropical Hollanda qui a traversé Maurice entre le 9 et 11 février 1994 ? Mais il y a eu aussi Gervaise,  44 ans de cela, du 5 au 6 février 1975. La question mérite d’être posée en parcourant les analyses des différents modèles numériques des sites spécialisés en météorologie. Certains anticipent, depuis ces derniers jours, la formation d’une à deux zones de basse pression dans le bassin de l’océan Indien dont l’une pourrait intéresser directement Maurice à partir du 8 février. Soit presque à la même époque qu’Hollanda.

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L’autre, qui a commencé à se former au sud-ouest de Diego Garcia, concerne plutôt Rodrigues, selon le communiqué spécial de la station météorologique de Vacoas, émis le lundi 4 février. Le système de basse pression  pourrait être baptisé Funami, ce mardi 5 février, s’il devient une tempête tropicale modérée. Selon les modèles numériques, la dépression tropicale devrait passer au large de Rodrigues dans l’après-midi du 6 février, à environ 200 km de l’île.

Du côté de la station météorologique de Vacoas, on se refuse à tout commentaire pour le moment. « Ce sont des modèles numériques et ils  évoluent à chaque fois », nous a expliqué un prévisionniste. Cela d’autant plus que le système dépressionnaire ne montre pas de signes d’intensification, contrairement à celui à côté de Diego Garcia qui se trouve dans un environnement favorable pour gagner en puissance.

Si le service de météorologie local préfère jouer la carte de la prudence, le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) a déjà annoncé la couleur. Il y a bien un système dépressionnaire au nord de Maurice, à plus de 1 100 km. Le système a été analysé comme Zone perturbée par l’Automated Tropical Forecasting Cyclone (ATCF). C’est ce qu’indique le site meteo-reunion.com. Il était alors au point 11,2 Sud et 57,8 Est, à 10 heures le lundi 4 février. Selon ce site, la pression à son centre était estimée à 1 010 hectopascal avec des vents maximums de 24,4 km/h. Quant au JTWC, il indiquait dans son bulletin qu’il ne suivait pas le système en raison de sa faible intensité.

Circulation cyclonique

Selon Cycloneoi.com, le contexte ondulatoire dans les parages de la zone équatoriale favorise la mise en place d’une circulation cyclonique, l’une au nord de Maurice et l’autre du côté des Chagos. Sur son site, Météo et cyclone Maurice (MCM) fait, lui, ressortir que l’activité convective se renforce graduellement au centre du bassin cyclonique avec la zone de convergence intertropicale. Et contrairement aux attentes de la semaine dernière, c’est une zone de basse pression venant du côté de Diego Garcia qui se formera en premier au lieu de celle venant du côté d’Agalega où les conditions sont moins favorables à son développement.

Que va-t-il se passer dans les prochains jours ? Selon Windy.com, les choses se préciseront à partir du mardi 5 février avec la formation d’une zone de basse pression dans les parages d’Agalega. Si ce système se renforce, il sera alors baptisé Gelena. C’est ce que pense aussi la station météorologique de Vacoas qui préfère cependant attendre la formation du vortex avant de se prononcer plus en détail.

Si les prévisions de windy.com se précisent, c’est à un puissant cyclone tropical auquel il faudrait s’attendre avec des vents soufflants à plus de 100 km/h près du centre. Cela en se basant sur les données de l’European Centre for Medium-Range WeatherForecasts (ECMWF). Et la coïncidence veut qu’il traverserait Maurice presque à la même période que l’intense cyclone tropical Hollanda qui, en 1994, a mis le pays à genou. Le GobalForecast System (GFS), ne prévoit lui aucune formation sur Maurice pour les prochains jours.

Hollanda : 25 ans cette année

Le week-end prochain (9-11 février) cela fera exactement 25 ans que nous avons reçu la visite de l’intense cyclone tropical Hollanda. Le système est passé à 20 km au nord-ouest de Maurice en causant de nombreux dégâts. La plus forte rafale enregistrée a été de 216 km/h. Ce cyclone bien ancré dans la mémoire de nombreux Mauriciens a même fait l’objet d’une chanson éponyme par le groupe Cassiya. L’intense cyclone avait mis le pays à genou et privé la population d’électricité pendant pratiquement un mois. Ce qui a donné naissance dans l’imaginaire de certains au fameux «  » qui a suscité l’émoi dans les quartiers à la nuit tombée. Le phénomène s’est par la suite dissipé de lui-même quand la fourniture électrique a été rétablie.

 

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