[Vidéo] Le Grand débat de Radio Plus : seuls Bizlall et Parapen dévoilent leurs dépenses

Par Ronnie Antoine, Nasif Joomratty O commentaire

Nita Juddoo du MMM, Arvin Boolell du PTr, Roshi Bhadain du Reform Party, Dhanesh Maraye du PMSD, Tania Diolle du MP, Jack Bizall du Muvman 1er-Mai et Kugan Parapen de Rezistans ek Alternativ, qui briguent les suffrages à la partielle du No 18, ont participé au Grand débat du Défi Media Group, dans la soirée du jeudi 14 décembre au Palms Hotel, à Quatre-Bornes. Ils ont abordé plusieurs thèmes sur les questions de Jane Lutchmaya, Jugdish Joypaul, Ruzayna Beegun et Jean-Luc Émile. Nawaz Noorbux a joué au modérateur. Le débat s’est déroulé dans un esprit de respect mutuel. Ce qui a retenu l’attention : seuls Jack Bizlall et Kugan Parapen ont révélé la somme dépensée par leurs partis.

Les enjeux de la partielle

Nita Juddoo : «La partielle est un tremplin pour les élections générales»

  • Nita Juddoo : La partielle est un tremplin. Nous avons besoin de changement dans le pays. Ce qu’il nous faut, ce sont des élections générales. La partielle est un enjeu en deux temps. Dans un premier temps, il faut élire un député au parlement, qui fasse son travail de parlementaire et représente Belle-Rose / Quatre-Bornes. Dans un deuxième temps, elle nous mènera vers les élections générales et déterminera quelle alternative au gouvernement est la plus crédible.
  • Dhanesh Maraye : Cette élection a une importance à deux niveaux. D’abord local, la circonscription n’a que deux députés sur les trois possibles. Même dans l’opposition, un député peut beaucoup travailler pour sa région. Plus important encore, au niveau national, il y a un gros travail à abattre. Nous avons un gouvernement incompétent qui multiplie les scandales sans apporter de développement. C’est sûr qu’à quelques mois des élections générales, c’est un signal clair que Belle-Rose / Quatre-Bornes donnera l’orientation des changements que nous souhaitons.
  • Kugan Parapen : Les électeurs ne sont pas motivés à voter pour qu’un député s’assoie dans les travées de l’opposition. Ce qui motive les électeurs, c’est l’opportunité de décider de l’avenir politique du pays. Après 50 ans d’Indépendance, nous sommes à la croisée des chemins. Les citadins de Quatre-Bornes ont l’occasion d’évaluer le travail des partis traditionnels. Ils peuvent faire confiance aux jeunes qui ont montré leur sérieux. Il s’agit d’un choix critique pour l’avenir du pays.
  • Roshi Bhadain : L’enjeu principal, c’est ce qui va arriver à Belle-Rose / Quatre-Bornes. Le gouvernement veut défigurer la ville en janvier, ils vont tout démolir. Ils veulent faire passer tout le trafic par Hillcrest, ce qui est impossible, sous la route St-Jean, il y aura le tout-à-l’égout et sur l’avenue Ollier, ils veulent mettre des barrages qui bloqueront le trafic. Il y a trois choses : poursuivre l’effort de pétition auprès du gouvernement indien pour stopper les travaux ; aller devant la Cour suprême pour réclamer une révision judiciaire et au parlement, faire de mon mieux.
  • Arvin Boolell : On ne peut dissocier cette élection des enjeux nationaux. Il faut la paix et la stabilité dans le pays. Ces trois dernières années, le PMSD et Bhadain ont fait partie d’un gouvernement abusif et revanchard. Le PTr a dénoncé ces dérives, que ce soit dans l’affaire Betamax, celle de la BAI et les gens modestes. Le gouvernement a fait fi des conséquences. Le PTr représente l’alternative, la méritocratie, la justice sociale, une approche inclusive et participative.
  • Tania Diolle : Le MP est un parti en construction. Nous voulons créer une nouvelle génération d’hommes et de femmes d’État plus proches des considérations modernes. Nous avons consulté les habitants et leur avons demandé quels thèmes ils voudraient qu’on aborde au parlement. Nous leur avons proposé des solutions que nous irons défendre.
  • Jack Bizlall : L’enjeu est surtout que la population mauricienne et l’électorat de Quatre-Bornes, prenne en considération le fait que je suis actif dans l’action extraparlementaire depuis 45 ans. Il est nécessaire d’avoir les moyens de faire aboutir notre action, plus vite et viser un peu plus grand. Être député permet cela. En même temps, des lois sont adoptées au parlement et il faut être capable de leur donner une perspective de gauche, veiller que la politique au parlement ne soit pas à l’avantage de la classe dominante. »

Les dépenses des partis

Arvin Boolell :  «Les fonds du PTr sont bloqués»

  • Kugan Parapen : Rezistans ek Alternativ a envoyé ses dépenses au fur et à mesure. Au 8 décembre, nous avons atteint Rs 160 000. Nous estimons que d’ici à la fin de la campagne, ce sera Rs 220 000.
  • Roshi Bhadain : Mon parti a dépensé une somme en fonction de l’argent qui est entré pour cette élection. Vous croyez que je fais les comptes tous les soirs pour savoir combien a été dépensé ? Je dois aller faire le bilan financier.
  • Arvin Boolell : Les fonds du PTr sont bloqués. Beaucoup de personnes contribuent de manière volontaire. Il faut en finir avec l’hypocrisie et introduire une loi une fois pour toutes. Je n’ai pas les chiffres des dépenses.
  • Nita Juddoo : Ce n’est pas moi qui tiens les comptes. Il faut poser la question au secrétaire général.
  • Jack Bizlall :  Cela oscille entre Rs 100 000 et 125 000. J’ai vendu des livres de philosophie qui servent à financer la campagne. Certains amis font les impressions et on ne paie pas les transports. Nous n’avons loué aucune base. C’est ce qui coûte cher.
  • Tania Diolle : Les principales dépenses sont le sponsor sur Facebook. Une banderole coûte Rs 400, nous en avons mis 50 au total, cela fait Rs 20 000. Il faut élever le seuil à un niveau plus réaliste.
  • Dhanesh Maraye : Le PMSD est le parti qui a présidé le comité interministériel sur la réforme du financement des partis politiques. Tout le monde fera son ‘return’ d’après la loi. Mais nous sommes tous d’accord pour une loi-cadre.

Metro Express

  • Roshi Bhadain : Je solliciterai la Cour suprême pour contester le projet Metro Express. Je défends Belle-Rose, il faut revoir tout le système de tout-à-l’égout. Je pensais bénéficier du soutien des autres partis, hélas, ils se battent pour leurs intérêts personnels.
  • Arvin Boolell : Il y une confusion sur la position de Roshi Badhain. Il avait démissionné et il se dit pour le projet. Bhadain a fait des concessions sur le Double Taxation en échange des finances de l’Inde.
  • Nita Juddoo : On ne peut back-pédale sur le projet Metro. On ne fera pas de promesses que nous serons incapables de tenir. Regardez ce qui s’est passé avec Betamax en voulant bien faire. Il faudra un exercice de  ‘damage control ‘.
  • Kugan Parapen : Le financement indien a un prix. Aucun pays au monde ne donne Rs 10 milliards en cadeau. Après 50 ans d’indépendance, le pays devrait être en mesure de financer lui-même ses projets. Il n’est pas logique d’exempter les grosses firmes de land conversion tax pour les Smart Cities. Ce qui leur permet d’économiser Rs 10 milliards pour ensuite réclamer Rs 10 milliards à un pays étranger.
  • Jack Bizlall : Il faut stopper le projet Metro qui détruira notre nature et affectera les relations sociales à travers le pays. Nous subissons une modernisation imposée. Je suis contre le projet. Les chiffres démontrent qu’il n’est pas viable. Ce projet apportera un bouleversement social.
  • Tania Diolle : Il faut s’assurer que les gens quittent leurs maisons d’une manière la plus humaine possible. Certains citoyens à qui j’ai parlé durant la campagne estiment que le Metro facilitera leur quotidien. Tout le monde n’est pas contre. Ce qui gène, c’est l’opacité entourant le projet et les interrogations sur la planification. Tout développement doit améliorer notre quotidien.
  • Dhanesh Maraye : Il faut rendre public le contrat entourant le projet Metro. Il y a un manque de transparence. Avec Rs 30 milliards, on aurait pu réaliser d’autres projets plus importants. Il faut développer le secteur de l’industrie et cela réduira le chômage. Il faut établir un ‘social impact assessment’ du projet.

Les associations socioculturelles

  • Arvin Boolell sur sa rencontre avec la VOH :

« Tous les électeurs ont des droits. En tant que candidat, je dois rencontrer tous les électeurs. Dhanesh Maraye s’est rendu à la Hindu House accompagné de son leader. Je suis à l’aise avec le soutien de tous les électeurs. »

  • Dhanesh Maraye sur sa présence à la Hindu House :

« J’ai été invité, donc j’y suis allé. Mais je n’y ai pas fait de discours politique. Même à l’église de St-Patrick, je n’ai pas pris la parole. Beaucoup d’associations socioculturelles font du très bon travail. Il y a un problème quand un groupe utilise son influence pour passer des mots d’ordre ou exercer des pressions pour obtenir une nomination; ou à l’inverse, quand un ministre dicte qui doit présider une association. »


Le renouveau en politique

De g.à dr.: Dhanesh Maraye, Tania Diolle, Jack Bizlall, Kugan Parapen, Nita Juddoo, Arvin Boolell et Roshi Bhadain.

Kugan Parapen : «On accapare les idées de la gauche»

  • Arvin Boolell : Le Parti travailliste promet qu’il alignera au moins 50% de nouveaux candidats aux prochaines élections. Nous nous baserons sur un programme de relance de l’économie, la création d’emploi et le partage. Le PTr a toujours innové. La première députée femme était issue des rangs travaillistes, la première femme ministre, c’est le PTr. Le renouveau implique une approche participative. Le renouveau, c’est l’expérience des ainés, la jeunesse avec sa fougue.
  • Nita Juddoo: Ma présence, ici, est une preuve du renouveau. Je suis une femme et je suis un nouveau visage à la fois. Le MMM a un juste mélange. Dans d’autres pays, il existe des comités de sages comme la House of Lords. Vous pouvez être jeune, bardé de diplômes, mais vous ne pouvez vous lancer dans un vacuum et tout faire tout seul. Il faut le soutien des anciens pour vous  permettre de comprendre les enjeux. Ces choses là ne s’acquièrent qu’avec l’expérience.
  • Dhanesh Maraye : Sur le financement des partis, on dit que certains candidats ont déclaré leurs avoirs. Dans le cas de Tania, son leader aurait dû faire de même. Beaucoup de partis mènent des changements dans la forme, mais pas dans le fond. Si Boolell est élu, il remplacera Shakeel Mohamed comme chef de file du PTr au Parlement! Quand on parle de renouvellement, il faut de la méritocratie. Je demande aux politiciens qui sont là depuis plus de 30 ans et n’ont rien changé : pourquoi prétendent-ils vouloir le faire maintenant ?
  • Tania Diolle : Pour commencer, Alan Ganoo a déjà déclaré ses avoirs. Nous ne rejetons pas le système politique. Notre système comporte beaucoup de bonnes choses : 75% sont bonnes et 25% mauvaises. Nous sommes dans un cycle qui ne nous permet pas de nous réinventer. Nous avons mené des recherches pour trouver des solutions à nos problèmes. Exemple : l’un des gros problèmes qui font que nos corps paraétatiques ne marchent pas, ce sont les nominations politiques. Pourquoi ne pas introduire un comité parlementaire qui scruterait le CV et la vision de la personne ?
  • Jack Bizlall : Le renouveau se fait par l’engagement des jeunes dans la réalité de la société. Ce n’est pas chercher à intégrer le premier parti venu, une fois ses études terminées, pour ensuite en changer. Ce que propose Tania Diolle pour les corps paraétatiques n’est pas nouveau. Nous l’évoquons depuis 40 ans ! Quand on parle de renouveau, parlons de nouvelle Constitution. Parlons d’un Parlement avec 80 élus au First Past the Post et 20 à la proportionnelle. On pourrait le faire sans coût additionnel, en réduisant le salaire des élus de moitié.
  • Kugan Parapen : Les partis traditionnels accaparent les idées de la gauche. L’accaparement des plages est un combat qui date de plus d’un an. Ces partis se l’approprient et convainquent une section de l’électorat qu’ils représentent le renouveau. Le renouveau, ce n’est pas changer de visage, mais un changement dans la façon de faire les choses. Rezistans ek Alternativ n’a pas collé une seule affiche sur le mur de quiconque durant cette campagne et n’a utilisé aucune oriflamme. Je ne veux pas faire de la politique pour l’éternité. Si l’électorat ne m’accepte  pas d’ici 15 ans comme un candidat qui vaut la peine de siéger au Parlement, j’arrête la politique.
  • Roshi Bhadain : Si Arvin Boolell est élu, il prendra la place de Shakeel Mohamed, qui est un jeune. Au MMM, Kavi Ramano n’a pu s’exprimer et a préféré partir. Je ne crois pas que Nita Juddoo fera mieux que Kavi Ramano. Arvin Boolell parle de pérennité, mais il ne dit pas que Navin Ramgoolam sera Premier ministre si le PTr revient au pouvoir. Quant à Tania Diolle, des dinosaures Bumma, Ganoo, Barbier se cachent derrière elle. Nous avons plus de 100 000 jeunes, y compris dans la diaspora, qui sont sur des groupes WhatsApp et échangent des idées.

Les jeux d’alliance

  • Dhanesh Maraye :  Les agents du MSM apporteraient leur soutien au MMM. Il n’y a pas de fumée sans feu. Avant les élections, le MSM était contre le projet métro léger et la carte d’identité biométrique. Mais après le scrutin de 2014, c’est tout un autre son de cloche. Le renouvellement de la politique consiste à pratiquer la politique autrement. On peut aller seul ou en alliance.
  • Nita Juddoo : Il n’y aura pas d’alliance de la part du MMM. Mais on ne peut empêcher les spéculations. Le MMM a payé le prix fort après son alliance avec le PTr en 2014. Maintenant que les militants retournent vers nous, faire une alliance avec un autre parti serait du suicide. Nou pou tir enn bal dan latet si nou fer sa.
  • Roshi Bhadain : Je prends l’engagement de ne jamais m’allier à un autre parti politique. Mon parti bénéficie du soutien de 100 000 jeunes et je dispose d’une liste de 100 potentiels candidats qu’il faudra ensuite ramener à 62. En tant que leader, je ne serais là que pendant dix ans après les prochaines élections générales.
  • Tania Diolle : Le PTr sera un adversaire comme les autres. Le MMM ne cesse de faire des spéculations et fait courir le bruit que le MP bénéficie du soutien du Parti travailliste. Tou letan zot dir eleksion pe vini. Si je suis appréciée par Navin Ramgoolam, tant mieux, j’incarne le renouveau.
  • Kugan Parapen : Nous combattons les assoiffés du pouvoir. Une entente entre les formations de la gauche est possible. Il faut faire en sorte que les élections municipales ne se tiennent pas nécessairement six mois après les élections législatives. Cela forcera les gouvernements à travailler pendant au moins les deux ans et demi.
  • Arvin Boolell : Le Parti travailliste briguera les prochaines législatives seul. Le PTr bénéficie d’un électorat dans les villes tout comme dans les villages. Nous comptons répondre aux attentes en termes de représentativité des jeunes, de la gent féminine et avec un programme pour relancer l’économie du pays.
  • Jack Bizlall : Il faut un changement au niveau du système électoral en vue d’empêcher des alliances dites « kase ranze ». Il y a aussi l’influence des puissances étrangères dans la conclusion des alliances politiques. Les partis de gauche doivent se rassembler pour les élections de 2019. Ceux qui venaient à refuser seraient des fous.

L’heure des mises au point

Tania Diolle : « Le MP prône les discussions entre jeunes »
La candidate du Mouvement Patriotique (MP) dit ne pas s’inspirer des partis gauchistes. Durant le temps qui lui a été imparti, Tania Diolle a expliqué qu’elle dispose d’une liberté de discussion au sein de son parti pour exprimer ses idées. « Le MP, ce n’est pas Alan Ganoo. C’est un groupe de jeunes qui ne sont pas intolérants. Le parti prône les discussions entre jeunes. »

Danesh Maraye : « Il ne s’agit pas uniquement de renforcer l’opposition »
Le candidat du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) estime que s’il est élu, il ne s’agira pas uniquement de renforcer les rangs de l’opposition au Parlement. Danesh Maraye entend bien apporter sa contribution aux Private Notice Questions. « Le renouveau, c’est aussi les actions qui peuvent être réalisées », a-t-il affirmé.

Arvin Boolell : « Shakeel restera le chef de file du parti au parlement »
D’emblée, le candidat du Parti travailliste (PTr) a tenu à faire ressortir que « Shakeel Mohamed restera le chef de file du parti au Parlement ». Arvin Boolell a fait cette déclaration en expliquant que le PTr prône la méritocratie. S’il est élu, il œuvrera pour que l’opposition parlementaire provoque des élections générales anticipées. Car selon lui, c’est ce que réclame le pays.

Roshi Bhadain : « Mes adversaires ont raté leur campagne »
Le leader du Reform Party n’a pas été tendre envers ses adversaires, disant qu’ils ont « raté leur campagne ». Roshi Bhadain estime que leur manifeste électoral ressemble à celui des élections générales, alors qu’il s’agit dans le cas présent d’une élection pour la ville de Quatre-Bornes. « En janvier, la ville sera détruite. Bann dimounn aswar pou mars lor ray, trin pou pran zot. » C’est la raison pour laquelle il dit avoir démissionné du gouvernement. « J’ai abandonné mon poste pour défendre cela. »

Nita Juddoo : « Il faut une parité hommes-femmes »
La candidate du Mouvement militant mauricien a souligné l’importance d’offrir la chance à une femme de renforcer la présence féminine au Parlement. Nita Juddoo estime qu’il faut atteindre une parité entre hommes et femmes au sein de l’hémicycle.

Jack Bizlall : « Le rôle de la gauche n’est pas que politique »
Pour le candidat du Mouvement Premier Mai, « le rôle de la gauche n’est pas que politique ». Jack Bizlall a précisé qu’elle est à l’origine de la création d’institutions telles que l’Association des consommateurs de l’île Maurice, l’Observatoire de la démocratie et l’Association des pêcheurs. « Désormais les partis gauchistes doivent user de leur position pour éliminer les contraintes. Je souhaite un renouveau de la politique. »


Les casseroles

  • Arvin Boolell : Il y avait une cellule aux Casernes centrales qui prenait des instructions sur la façon de mener les enquêtes. Sur les 11 affaires (contre Navin Ramgoolam), neuf ont été rayées. Mais il y a beaucoup d’autres qui traînent des casseroles. On parle de coffre-fort, mais le plus gros coffre qu’il y a eu, c’est le Sun Trust. Anerood Jugnauth a reçu de l’argent dans des sacs dont il ignorait la provenance, mais il s’agissait de l’argent de la drogue.
  • Roshi Bhadain : Salim Muthy est venu dire que c’est Roshi Bhadain qui est l’avocat des victimes qui restent de la BAI. C’est Roshi Bhadain qui a amendé l’Insurance Act pour pouvoir rembourser Rs 10,5 milliards aux gens. Betamax, c’est ce gouvernement stupide qui a fait cela. On leur avait dit au Conseil des ministres que quand il y a un problème d’ordre public, on ne va pas en même temps en arbitrage. Xavier Duval n’était pas d’accord d’ailleurs. J’avais demandé à sir Anerood Jugnauth d’appeler Yerrigadoo et Gungah.
  • Nita Juddoo : C’est un chèque (de la BAI au nom du MMM) qu’un journal a publié. Qui vous dit qu’il s’agit d’un chèque authentique ?