Démantèlement d’un réseau de trafic de drogue : le cerveau soupçonne son homme de confiance de l’avoir balancé

Par Cedric Ramasawmy O commentaire
héroïne

Le cerveau d’un réseau de trafiquants de drogue opérant à Mahébourg s’est fait épingler par la police. Lors de son arrestation, le samedi 10 février, l’homme, un repris de justice âgé de 34 ans, a voulu savoir des policiers si c’est son homme de confiance qui l’a dénoncé. Question évidemment restée sans réponse.

Dharam B. était dans le collimateur de la brigade anti-drogue depuis un bon moment déjà. La police le soupçonnait d’être à la tête d’un vaste trafic de stupéfiants à Mahébourg. Il a un casier judiciaire chargé avec des peines d’emprisonnement pour plusieurs délits d’escroquerie dans le sud. La police devait noter qu’il avait fini par changer de créneau d’activité pour se tourner vers le trafic de drogue.

Concrètement, lors d’un double coup de filet, la brigade anti-drogue a d’abord arrêté un ancien condamné considéré comme l’homme de confiance de Dharam B. Il s’agit de Jonathan S., âgé de 30 ans. Les limiers l’ont arrêté à la rue Cent-Gaulettes, à Mahébourg avec 30 doses de drogue synthétique d’une valeur marchande de Rs 9 000. Une somme de Rs 200, également trouvée en sa possession, a été saisie. Une fouille à son domicile à la rue La Chaux n’a cependant rien donné.

Les deux hommes se sont connus derrière les barreaux, se sont liés d’amitié et après leur remise en liberté étaient devenus inséparables, selon les informations obtenues par la police.

L’interpellation de Jonathan S, samedi, a été suivi une vingtaine de minutes plus tard par celle de Dharam B. Ce qui a persuadé cet homme qu’il a été balancé par son ami qui lui servait de «  jockey  », ou distributeur de drogue.

C’est vers 13 h 50, samedi, que le sergent Gunesee et son équipe sont passés à l’action. Ils ont effectué une descente au domicile de Dharam B. à la rue Bambous, Mahébourg. Les policiers l’ont interpellé et une fouille corporelle sur place a permis de mettre la main sur trois doses d’héroïne d’une valeur Rs 1 000. La brigade des stups a aussi trouvé chez lui un sac en plastique contenant 12,45 grammes de drogue synthétique. L’Adsu estime la valeur marchande de cette drogue à Rs 20 000.

Une perquisition effectuée au domicile de la mère du suspect a permis de découvrir du matériel utilisé dans le trafic de drogue synthétique :  un rouleau de feuille aluminium, une paire de ciseaux, un sac en plastique contenant 49 doses de drogue déjà préparées. Les hommes du sergent Gunesee qui ont mené l’opération ont aussi mis la main sur une somme de Rs 2 950. Ils soupçonnent cet argent de provenir de la vente de la drogue.

Dharam B. et Jonathan S. ont été interpellés et seront traduits devant le tribunal de Grand-Port le lundi 12 février sous une charge formelle de trafic de drogue.