Décès d’Iqbal Toofany : le Parquet ne défendra pas les policiers

Par Nilen Kattany O commentaire
Iqbal Toofany

Bibi Amiirah Toofany et ses trois filles dirigent leur plainte contre l’État, le commissaire de police et cinq policiers qui seraient impliqués dans l’affaire.

Dans le procès qu’elles leur intentent, elles leur réclament Rs 25 millions. Mais le jeudi 18 mai, Me Barkha Gupta Oogorah, State Attorney, a indiqué devant la Master’s Court que le Parquet ne défendra pas les cinq officiers de la Criminal Investigation Division de Rivière-Noire, mais uniquement l’État et le commissaire de police.

Cela signifie donc que Joshan Ragoo, Ghislan Marie Ronny Vincent Gaiqui, Jean Francois Numa, Johny Laboudeuse et Vikash Persand devront désormais chacun retenir les services d’un avocat du privé pour assurer leur défense.

Dans leur plainte, la veuve d’Iqbal Toofany et ses trois filles martèlent que le défunt a été victime de brutalité policière. Elles affirment que pendant sa détention, Iqbal Toofany s’était plaint de douleurs au ventre. Elles ajoutent qu’il a, par la suite, été conduit à l’hôpital Victoria de Candos pour y recevoir des traitements. Mais vers 10 h 50 le 2 mars 2015, l’homme, qui était alors âgé de 42 ans, a rendu l’âme.

L’autopsie a révélé qu’Iqbal Toofany avait une quinzaine de blessures sur le corps. Le décès a été attribué à une hypovolémie. L’enquête judiciaire ouverte devant le tribunal de Bambous avait conclu à un acte malveillant. La veuve d’Iqbal Toofany et ses trois filles tiennent pour responsables de ce qui s’est passé les cinq policiers, l’État et le commissaire de police. Elles ont retenu les services de Mes Rama Valayden, Eassen Soobramanien et Neeven Moonesamy ainsi que de l’avoué Kaviraj Bokhoree.