Corruption alléguée : Suresh Mahadeo disculpé en appel

Par Kursley Thanay O commentaire
Rose-Belle Sugar Estate

L’ancien directeur général de Rose-Belle Sugar Estate (RBSE) Suresh Mahadeo, a obtenu gain de cause en appel devant la Cour suprême.

Cet habitant de Riche-Mare, Centre de Flacq, a été jugé coupable de corruption, le 26 octobre 2010, devant la cour intermédiaire. Il avait écopé d’un an de prison. Il a fait appel du verdict et la peine de prison a été suspendue. Les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et David Chan Kan Cheong ont renversé le jugement de la cour intermédiaire ce jeudi 10 août. Ils ont accordé le bénéfice du doute à Suresh Mahadeo.

Dans les faits, Suresh Mahadeo, était poursuivi par l’Independent Commission against Corruption (Icac), pour avoir réclamé des commissions à Vassen Pillay Desai, directeur de la compagnie Kripcen Agro Chemicals. Cette entreprise fournissait de l’herbicide à RBSE. En cour, le cadre a expliqué que, le 18 juillet 2005, il s’est rendu à un rendez-vous avec Suresh Mahadeo dans le parking d’Eurolux à Eau Coulée.

« Tonn bez mwa ar minis »

L’ex-directeur de RBSE lui aurait dit qu’il était « le seul maître à bord » et que d’autres fournisseurs de RBSE lui accordent une commission de 11 %.

Suresh Mahadeo lui a ensuite réclamé 10 % de commission. Afin de l’impressionner, a soutenu le nommé Desai, Suresh Mahadeo a téléphoné à RBSE et a demandé «  d’activer » un paiement en faveur de Kripcen Agro Chemicals. Après la rencontre, Vassen Pillay Desai a rapporté l’incident à Arvin Boolell, alors ministre de la Pêche et de l’Agro-industrie.

Par la suite, les commandes d’herbicides de RBSE auprès de Kripcen Agro Chemicals ont souffert d’un délai considérable. Desai a réclamé une entrevue avec Suresh Mahadeo.

Celle-ci a eu lieu dans une pièce située au premier étage d’Eurolux. Selon Desai, Suresh Mahadeo devait lancer: « Tonn bez mwa ar minis, sa fwa la donn mwa 20 % komision pou herbicide sinon pena negosiasion. » Le directeur de Kripcen Agro Chemicals dit avoir refusé. Par la suite, il n’a pas obtenu de paiement de RBSE, son contrat n’ayant pas été renouvelé pour 2006. Sa compagnie a fait faillite.

En appel, les juges ont souligné des contradictions dans le témoignage de Vassen Pillay Desai en cour intermédiaire. La Cour suprême a ajouté que le jugement de la magistrate de la cour intermédiaire était erroné.