Condamné à Saint-Denis : il est écroué pour le viol de sa femme rodriguaise

Par Vel Moonien O commentaire
La Cour d’Assises de Saint-Denis

Un récidiviste notoire réunionnais a été condamné pour viols répétés sur une Rodriguaise qu’il a épousée à l’issue d’une longue correspondance alors qu’il purgeait une peine pour agression sexuelle sur mineure.

Le Réunionnais a été condamné en appel à quinze ans de prison vendredi par la Cour d’Assises de Saint-Denis. Âgé de 49 ans, cet ancien détenu contestait sa condamnation à douze ans de prison en octobre 2016 pour des faits s’étendant entre la période de 2010 à 2013.

Le couple avait entamé une longue correspondance en 2000 alors que l’accusé était en prison. La femme s’était même rendue à l’île sœur en 2003 pour rencontrer l’homme au parloir. Les proches de celui-ci et lui-même assuraient qu’il avait été condamné à tort. Croyant en ses belles paroles, elle avait accepté de l’épouser à sa libération, cinq ans plus tard.

L’idylle a tourné court car le Réunionnais était tout le contraire de ce qu’il avait prétendu être. Alcoolique, il battait son épouse comme plâtre, allant jusqu’à la menacer de mort. Il abusait également d’elle régulièrement jusqu’à ce qu’il soit envoyé derrière les barreaux pour les menaces de mort à son encontre, indique Le Quotidien de la Réunion.

En avril 2013, la jeune femme en profite pour faire une demande de divorce. Il finira pas la retrouver à sa sortie de prison trois mois plus tard, malgré le bracelet électronique dont il était affublé. Au lieu du courrier qu’il avait prétendu vouloir lui remettre, lors d’un rendez-vous pris dans un lieu public, il l’attend à son domicile et la viole de nouveau.

C’est durant ce procès que la Rodriguaise apprendra le lourd passé d’agression sexuelle de son mari. Parmi ses neuf condamnations, il a été trouvé coupable à cinq reprises d’agressions sexuelles sur des mineures. Il purgeait l’une de ces peines lorsqu’il a débuté sa relation épistolaire avec elle.

« Saviez-vous que le viol sur conjoint existait », a demandé le président du tribunal à la victime. « Non. Et puis à Rodrigues, c’est normal », a-t-elle répondu, relève le Journal de l’île de La Réunion. L’expert psychiatrique appelé à la barre a expliqué que l’accusé est un « manipulateur » qui a pu piéger la victime dans un mariage « trop rapide ».