Au MSIRI : une hausse salariale rétroactive de Rs 25 000 pour le directeur

Par Ronnie Antoine O commentaire
MSIRI

Le salaire du directeur du Mauritius Sugarcane Industry Research Institute a augmenté considérablement avec effet rétroactif. Ce qui a poussé d’autres membres du comité de direction à réclamer une hausse salariale.

La décision du conseil d’administration du Mauritius Sugarcane Industry Research Institute (MSIRI) de revoir à la hausse le salaire du directeur provoque des remous. Lors d’une récente réunion, il a été convenu que le salaire du Dr. Salem Saumtally augmente de Rs 25 000, avec effet rétroactif depuis 2016. Cette décision a poussé d’autres membres de la direction à réclamer une augmentation. Cela a provoqué la grogne du côté des planteurs alors que l’industrie sucrière connaît un contexte difficile. Le principal concerné n’était pas joignable pour un commentaire.

D’après les renseignements recueillis, la somme due à cause de l’effet rétroactif a déjà été déboursée. Invité par Le Défi Quotidien à commenter cette affaire, Jugdis Bundhoo, directeur de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), instance qui chapeaute le MSIRI, s’est montré prudent. « Des doléances ont été faites sur plusieurs sujets. Nous sommes en train de passer en revue cette question de hausse salariale pour voir si elle est justifiée. » Jugdis Bundhoo n’a pas voulu en dire davantage, arguant que les conditions de travail de certains employés ne pouvaient être discutées sur la place publique.

Alors que la décision en faveur du Dr Salem Saumtally a poussé d’autres membres de la direction du MSIRI à réclamer un traitement similaire, les employés, eux, semblent satisfaits. Sateedanand Biltoo de la MSIRI Workers Union, s’enthousiasme:

« Ceux du MSIRI ont bien été pénalisés dans le passé. Ceux qui étaient hiérarchiquement sous lui ont aujourd’hui un salaire plus élevé. Ce n’est que justice qu’aujourd’hui on rétablisse les choses. » Et d’ajouter en ce qui concerne le fonctionnement du MSIRI : « Nous sommes un institut de recherche et ne pouvons fonctionner comme la fonction publique. Il est temps que le MSIRI sorte de sous la tutelle de la MCIA. C’est incompatible ! »