Affaire Bet365 - Anil Gayan : «Un scandale dans l’histoire du journalisme»

Par Patrick Hilbert O commentaire
Anil Gayan et Maneesh Gobin.

Le ministre du Tourisme s’est fait le porte-parole du gouvernement, au lieu du ministre Etienne Sinatambou, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de l’alliance au pouvoir.

À une question de la presse, Anil Gayan, ministre du Tourisme, est revenu sur les derniers développements dans l’affaire Bet365. « Nous ne souhaitons pas faire de commentaires, car une enquête est en cours. Il y a la version de plusieurs personnes qui n’ont pas encore complété leur déposition. Ce que je lis dans les journaux ne fait pas honneur à la profession journalistique, surtout émanant de journalistes qui ont l’habitude de donner des leçons à tout le monde. »

Le ministre trouve « indigne et infecte d’arriver au stade que nous avons atteint. C’est un scandale sans précédent dans l’histoire du journalisme ». Et d’ajouter qu’en lisant la presse, « je retiens le mot scandale entre les différents groupes de presse, complot, séquestration, menteur, expressgate. Tout ça ne fait pas joli du tout. Une fois que l’enquête sera bouclée, on saura qui est le menteur et qui a dit la vérité ».

Invité à donner son opinion sur le climat social dans le pays, Anil Gayan a, une nouvelle fois, critiqué la presse. « Le climat social est souvent occasionné par ce que vous racontez dans la presse. Celle-ci doit vraiment faire un exercice de réflexion sur son rôle, ses attributions. Est-ce qu’elle peut détruire la réputation des gens de cette façon ? Est-ce qu’elle peut le faire avec impunité ? C’est un grand débat et, cette fois, on témoigne d’un débat entre la presse et la presse. C’est édifiant ! »

Anil Gayan et Maneesh Gobin, nouvel Attorney-General, ont également commenté l’éviction d’Azam Rujubali et de sa famille de La Butte pour les besoins du Metro Express. Maneesh Gobin fait ressortir que toute la procédure a été faite dans le respect strict de la loi. « Le mardi 12 septembre, la juge Rita Teelock avait dit, entre autres, que les plaignants n’ont pu présenter les titres attestant de leur propriété et n’ont pu produire une copie de leur bail. L’ordre d’injonction a donc été levé et le délai a pris fin. Nous agissons donc en conséquence. »

Le premier discours prononcé par Pravind Jugnauth à la tribune des Nations unies, à New York, vendredi matin, est qualifié de « coup de maître » par Anil Gayan. « La position des gouvernements successifs, à Maurice, sur la souveraineté des Chagos est que l’archipel doit être retourné au pays, car l’excision s’est faite contre le droit international.

Cela ne remet toutefois pas en péril la base américaine. Tous les gouvernements qui se sont succédé à Maurice ont dit que l’Amérique devait négocier sur les modalités du bail. J’espère que le gouvernement américain manifestera sa volonté de s’asseoir à la table avec nous. »