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Young Queer Alliance: un centre d’accueil pour les homosexuels

Young Queer Alliance va plus loin dans sa démarche de promouvoir les droits de la communauté LGBT. Un centre pour accueillir temporairement les homosexuels, bisexuels et transgenres ouvrira ses portes d’ici deux mois. Il a découvert son homosexualité à l’âge de 13 ans. Shayne Kevin, aujourd’hui âgé de 24 ans, est un membre actif de la Young Queer Alliance (YQA). « Cela a été très difficile pour moi de faire mon coming out. Je me suis confié à ma meilleure amie, mais elle l’a très mal pris. Puis, j’ai connu le grand amour. Cela n’a, toutefois, pas duré longtemps. Je devais à tout prix ôter ce fardeau de mon cœur en me confiant à ma mère. Elle se doutait déjà de mon orientation sexuelle. Elle me soutient tous les jours. Contrairement à moi, beaucoup d’homosexuels n’ont pas la chance d’être encadrés », dit-il.
[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"13203","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-21730","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1281","height":"720","alt":"Najeeb Fokeerbux "}}]] Najeeb Fokeerbux présentant le projet, qui a été approuvé en 2015 sous un programme de l’ambassade des états-Unis à Maurice.

[row custom_class=""][/row] C’est pour cette raison, souligne le jeune homme, qu’un centre d’accueil représente l’espoir pour les homosexuels, les bisexuels et les transgenres. « Une porte se ferme et une autre s’ouvre », lance-t-il. En effet, le projet de centre d’accueil de la YQA s’est concrétisé, après quatre mois de travaux. Cet établissement se situe à St-Gerant Lane, Rose-Hill.
[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"13207","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-21735","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1280","height":"720","alt":"Young Queer Alliance"}}]] Photo souvenir avec de jeunes membres de la Young Queer Alliance, qui a travaillé sur le projet de centre d’accueil pendant trois ans.

[row custom_class=""][/row] Il hébergera temporairement les homosexuels, bisexuels et transgenres qui ont été rejetés par leur famille. Il compte accueillir ses premiers résidents à partir du 17 mai. Cette date marque la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.

Séjour d’une à deux semaines

« C’est un projet qui nous tient à cœur. Ces quatre dernières années, de jeunes homosexuels venaient nous demander de l’aide. Ils sont rejetés par leurs parents qui ont du mal à accepter leur orientation sexuelle. Nous avons tant bien que mal essayé d’en aider certains. Le besoin d’un centre d’accueil se faisait de plus en plus sentir », explique Najeeb Fokeerbux, président de la YQA. Le centre peut accueillir jusqu’à six résidents à la fois, dont un Permanent Resident qui se charge de répondre aux besoins fondamentaux des autres.
[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"13208","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-21736","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1280","height":"721","alt":"Shayne Kevin (\u00e0 g.) a d\u00e9couvert son homosexualit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans."}}]] Shayne Kevin (à g.) a découvert son homosexualité à l’âge de 13 ans.

[row custom_class=""][/row] Dans un premier temps, le centre hébergera un résident durant une à deux semaines, le temps qu’il décroche un emploi et se trouve un toit. « Nous prévoyons d’accueillir ceux qui ont 18 ans ou plus. Par contre, les mineurs devront avoir l’autorisation des parents pour habiter au centre. Si le mineur est victime d’une forme de maltraitance, nous allons le prendre en charge », précise-t-il. Le centre compte deux chambres, une cuisine, une salle de bains et des toilettes.
[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"13209","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-21738","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1280","height":"720","alt":"Eric Whitaker, directeur du Bureau des Affaires de l\u2019Afrique de l\u2019Est au D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat de Washington, accompagn\u00e9 de Susan Falatko, \u00ab\u00a0Deputy Chief of Mission \u00bb aupr\u00e8s de l\u2019ambassade."}}]] Eric Whitaker, directeur du Bureau des Affaires de l’Afrique de l’Est au Département d’État de Washington, accompagné de Susan Falatko, « Deputy Chief of Mission » auprès de l’ambassade.

[row custom_class=""][/row] Cela fait trois ans que la YQA travaille sur ce projet. Il a été approuvé, en septembre 2015, sous le programme Ambassador’s Special Self Help de l’ambassade des états-Unis à Maurice. Ce fonds spécial vise à soutenir un projet dont le but est d’améliorer les conditions économiques et sociales de la communauté locale. La YQA a ainsi bénéficié d’une aide d’un montant de $ 4 500 (environ Rs 165 000).
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