Yannick Jean Louis, malvoyant, redécouvre le monde grâce à l’IA

Par Azeem Khodabux
Publié le: 7 février 2026 à 18:00
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Nathacha et Yannick, entourés de Darren, 14 ans, et d’Emmanuel,  9 ans et de ls petite Nayeli, 4 ans. Son téléphone est devenu un allié quotidien.
Nathacha et Yannick, entourés de Darren, 14 ans, et d’Emmanuel, 9 ans et de ls petite Nayeli, 4 ans. Son téléphone est devenu un allié quotidien.

Malvoyant depuis la naissance, voyant à moins de 5 %, Yannick Jean Louis, 41 ans, a appris très tôt à vivre autrement. À Beau-Bassin, cet homme au foyer, mari et père de trois enfants, a trouvé dans l’intelligence artificielle un outil décisif pour gagner en autonomie, lire, s’informer, s’organiser et rester connecté au monde. Entre handicap visuel, vie de famille et technologies accessibles, son parcours rappelle que l’IA peut devenir un véritable levier d’inclusion pour les personnes malvoyantes et non voyantes.

Malvoyant depuis sa naissance, Yannick Jean Louis voit moins de 5 % du monde qui l’entoure. Un chiffre médical, froid en apparence, mais qui résume une vie entière faite d’adaptation, de persévérance et de résilience. Derrière cette donnée se cache un quotidien façonné par l’effort et l’ingéniosité.

Très tôt, sa famille comprend que son regard sur le monde sera différent. Yannick ne distingue pas les visages à distance, les formes sont floues et les détails presque inexistants. La lumière l’aide parfois, mais elle le fatigue aussi, l’obligeant à trouver d’autres repères pour avancer.

Il apprend ainsi à écouter attentivement, à toucher, à mémoriser les espaces. Chaque déplacement demande de la prudence et de la concentration. Très jeune, il comprend qu’il devra toujours avancer avec précaution.

À Beau-Bassin, où il vit encore aujourd’hui, Yannick grandit comme les autres enfants, mais avec des contraintes permanentes. À l’école primaire, les efforts sont constants : lire et écrire prennent du temps, le tableau est difficile à voir et la fatigue s’installe rapidement. Malgré cela, il persévère.

« Je voulais apprendre », confiera-t-il plus tard. « Comme les autres. » Cette volonté le pousse à intégrer l’école normale et à progresser étape par étape, chaque niveau franchi devenant une victoire personnelle.

Chaque année scolaire est un combat discret. Yannick ne se plaint pas, il s’adapte. Il développe une mémoire solide, écoute davantage qu’il ne lit et apprend autrement, trouvant ses propres stratégies pour avancer.

Jusqu’à la Form 4, où les limites deviennent trop lourdes à porter. Les supports ne sont pas adaptés, les textes trop petits et les examens deviennent une source de stress permanent. Yannick comprend alors qu’il ne pourra pas continuer.
La décision d’arrêter l’école n’est ni brutale ni soudaine, mais profondément douloureuse. « J’ai dû accepter », dit-il simplement. « Pas parce que je ne voulais pas, mais parce que je ne pouvais plus. »

Quitter l’école ne signifie pas renoncer à la vie, mais cette rupture laisse une trace. Yannick ressent cette frustration silencieuse que connaissent de nombreuses personnes en situation de handicap, celle de vouloir faire plus, mais d’être limité par un système peu inclusif.

Avec le temps, il apprend à se déplacer seul. La canne blanche devient son repère, son outil et son prolongement. Il mémorise les trajets, les trottoirs, les obstacles et les sons qui l’entourent.

Il prend l’autobus, se perd parfois, mais retrouve toujours son chemin. « Je suis autonome », affirme-t-il aujourd’hui avec calme. « Je ne dépends pas des gens. »

Cette autonomie, il la construit jour après jour, sans bruit et sans discours. Elle s’impose par nécessité, mais devient aussi une source de fierté.

À l’âge adulte, Yannick est conscient qu’obtenir un emploi stable sera très difficile. Non par manque de volonté, mais en raison de son handicap. Les opportunités sont rares, les regards hésitants et les réponses tardent.

Une rencontre décisive

Il comprend alors qu’il devra inventer sa propre place dans la société. Un tournant décisif survient lorsqu’il rencontre Nathacha.

Ils font connaissance sur Facebook. Les échanges sont simples, sincères et directs. Rapidement, ils se découvrent, se rencontrent et prennent une décision importante. « On a décidé de faire notre vie ensemble », raconte Yannick.
Le 20 novembre 2020, ils se marient. Une nouvelle étape commence alors pour le couple.

Aujourd’hui âgé de 41 ans, Yannick partage sa vie avec Nathacha, qui travaille comme réceptionniste dans une entreprise à Curepipe. Elle est active, courageuse et vit elle aussi avec un handicap, ayant des difficultés au niveau des pieds qui rendent les déplacements pénibles.

Ensemble, ils forment une famille unie. Nathacha est déjà mère de deux enfants issus d’un précédent mariage : Darren, 14 ans, et Emmanuel, 9 ans. Puis naît Nayeli, aujourd’hui âgée de 4 ans.

Yannick s’occupe des trois enfants sans distinction. « Ce sont mes enfants », dit-il simplement. « Tous les trois. »

Il se définit comme un homme au foyer, un choix assumé et réfléchi. « Ce n’est pas évident pour moi d’avoir un emploi », explique-t-il. « Alors j’ai choisi de m’occuper de la maison pour rendre la vie de mon épouse plus facile. »

Il gère le ménage, le repassage, la lessive et le nettoyage. Il prépare les enfants, les accompagne et les récupère après l’école, organisant chaque journée avec rigueur et méthode.

La cuisine reste toutefois le domaine de Nathacha. « Elle est un cordon-bleu », sourit Yannick. « Et moi, je préfère la laisser faire. »

Dans la maison familiale de Beau-Bassin, Yannick Jean Louis a trouvé sa place. Pas nécessairement celle que la société attend d’un homme, mais celle qui permet à sa famille de tenir debout.

Il se lève tôt chaque matin, prépare la maison et s’assure que tout est prêt pour les enfants. « Il faut être organisé », dit-il. « Sinon, on se perd vite. »

Être homme au foyer n’a pas été facile à assumer au début. Les regards, les remarques et les silences ont parfois pesé. « Certaines personnes ne comprennent pas », confie-t-il.

Aujourd’hui, Yannick ne se justifie plus. Il sait ce qu’il apporte à sa famille. « Mon épouse travaille et est fatiguée. Elle a aussi un handicap. Alors je fais en sorte que, quand elle rentre, elle puisse souffler. »

Pendant que Nathacha se rend chaque jour à Curepipe pour travailler, lui s’occupe des enfants. Il accompagne Darren dans son adolescence, répond aux questions d’Emmanuel et veille sur Nayeli, très attachée à son père.

« Nayeli sait que je vois moins », explique Yannick. « Pour elle, c’est normal. Elle me prend la main et me guide parfois. »

À la maison, le handicap n’est pas un sujet tabou. Les enfants comprennent par l’exemple et savent que leur père est capable, malgré ses limites visuelles.

Yannick se déplace seul, prend l’autobus et connaît parfaitement ses trajets. « Je suis autonome », répète-t-il. « Je ne reste pas enfermé chez moi. »

Face aux regards parfois maladroits, il a appris à ne pas réagir. « L’important, c’est d’arriver là où je dois aller », dit-il.
Leur relation repose sur l’équilibre, l’entraide et le respect. « On se complète », conclut-il. « Chacun fait ce qu’il peut. »

Dans leur quotidien, Yannick Jean Louis et son épouse parlent beaucoup. Les décisions se prennent ensemble, qu’il s’agisse des difficultés financières, des dépenses courantes ou des besoins des enfants. Rien n’est caché au sein du couple. « Quand on a un handicap, on ne peut pas se permettre de vivre dans le désordre », confie Yannick.

Le regard de la société reste parfois pesant. Certains estiment qu’il est « dépendant », d’autres considèrent qu’il « ne travaille pas ». Yannick répond avec calme et assurance. « Mon travail, c’est ma famille. Et ce n’est pas moins important. »

Il ne demande ni pitié ni compassion. Il réclame avant tout la reconnaissance du rôle invisible que jouent de nombreuses personnes en situation de handicap. « On existe », dit-il. « On contribue aussi. »

Pour rester en forme, Yannick pratique régulièrement la gym à la maison. Il effectue des exercices simples, adaptés à ses capacités. « Il faut entretenir le corps », explique-t-il. « Sinon, on perd confiance. »

Il joue également de la guitare et de la ravanne. La musique est pour lui un exutoire, un moyen de se libérer, de respirer et de se recentrer. Mais un autre élément va profondément transformer son quotidien.

L’intelligence artificielle, une nouvelle manière de voir le monde

Pour Yannick Jean Louis, l’intelligence artificielle n’est ni un concept abstrait ni une mode passagère. C’est avant tout un outil de vie, concret et indispensable.

Avant, lire était extrêmement compliqué. Les caractères étaient trop petits, les écrans fatigants et certains messages impossibles à déchiffrer. Il dépendait souvent de l’aide des autres, une nécessité qui devenait aussi une source de frustration.

Aujourd’hui, la situation est différente. Grâce à son téléphone et à l’intelligence artificielle, Yannick accède à l’information autrement. Les applications lisent à voix haute ses messages, ses e-mails et les informations importantes. « Je n’ai plus besoin de demander », dit-il. « J’écoute. »

L’IA lui permet également d’agrandir les images, de zoomer intelligemment et d’augmenter les contrastes. Même si sa vision reste limitée à moins de 5 %, ces ajustements font une réelle différence. « Je distingue mieux », explique-t-il. « Je comprends mieux ce que je regarde. »

Mais l’intelligence artificielle va encore plus loin. Yannick utilise des applications comme ChatGPT et Gemini. Il parle, les applications écoutent et répondent. Elles expliquent, recherchent et clarifient. « Je pose des questions », dit-il. « Et j’ai des réponses claires. »

Avant, effectuer une recherche sur Internet demandait de l’aide. Aujourd’hui, il lui suffit de parler. L’IA résume, explique et simplifie. « C’est comme avoir quelqu’un avec moi », confie-t-il. « Quelqu’un de patient. »

L’IA l’aide aussi dans son rôle d’homme au foyer. Il y trouve des conseils d’organisation, des méthodes pour mieux gérer son temps et des astuces pour les tâches ménagères. Il consulte également des vidéos sur YouTube pour apprendre à s’organiser lorsqu’on voit mal.

Il regarde aussi des reportages et des témoignages de personnes malvoyantes ou non voyantes à travers le monde. Il découvre comment d’autres utilisent l’intelligence artificielle pour vivre et travailler. « Ça me rassure », dit-il. « Je vois que je ne suis pas seul. »

L’IA devient également un outil d’apprentissage. Yannick l’utilise pour approfondir des sujets qu’il n’a pas pu étudier à l’école. « J’ai arrêté en Form 4 », rappelle-t-il. « Mais j’aime apprendre. » L’intelligence artificielle lui explique simplement, sans jugement ni pression.

Il pose des questions sur la santé, la parentalité, l’éducation des enfants et le handicap. « Je demande comment faire mieux », explique-t-il. « Comment être un meilleur père. »

Pour Yannick, l’intelligence artificielle ne remplace pas les humains. Elle les complète. Elle soutient et renforce l’autonomie. « Ce n’est pas magique », précise-t-il. « Mais ça facilite la vie. »

Il apprend aussi à formuler les bons mots et les bons prompts. « Il faut savoir expliquer ce qu’on veut », dit-il. « Plus on est précis, plus l’IA aide. » Avec le temps, il gagne en aisance et en confiance.

Cette autonomie numérique transforme aussi son regard sur lui-même. Avant, il se sentait parfois limité. Aujourd’hui, il se sent capable. « Je fais mes propres recherches », affirme-t-il. « Je comprends ce qui se passe autour de moi. »

L’IA lui permet enfin de rester connecté au monde, de suivre l’actualité et de participer aux discussions de société. « Je ne suis pas coupé », dit-il. « Je suis informé. »

Pour Yannick, l’intelligence artificielle est un pont entre son handicap et le monde extérieur. Un véritable outil d’inclusion. Il estime que de nombreuses personnes en situation de handicap pourraient en bénéficier.

Il regrette toutefois que ces outils soient encore peu connus au sein de cette communauté. « Il faut informer, expliquer et former », insiste-t-il.

Il imagine un avenir où l’intelligence artificielle serait intégrée aux services sociaux, à l’éducation et à l’accompagnement des personnes malvoyantes. « Ça peut changer des vies », affirme-t-il. « Pas seulement la mienne. »

À Beau-Bassin, son téléphone est devenu un allié quotidien. Il ne le considère pas comme une dépendance, mais comme une extension de lui-même. « Comme ma canne », dit-il. « Un outil pour avancer. »

Grâce à l’IA, Yannick lit, apprend, s’informe et s’organise. Il gagne du temps, de l’énergie et de la confiance. Mais surtout, il gagne quelque chose de précieux : la liberté de faire par lui-même.

Autonome, malgré tout

Yannick Jean Louis n’aime pas le mot « dépendance ». Il lui préfère celui d’autonomie. Chaque jour, il se déplace avec sa canne blanche, toujours à ses côtés.

Dans la rue, à l’arrêt d’autobus ou dans les transports, la canne est sa sécurité. « Elle annonce ma présence », explique-t-il. « Elle me protège. »

Il prend l’autobus seul et connaît parfaitement les itinéraires. Les sons deviennent des repères essentiels : les voix, les freinages, les arrêts. « Quand on voit peu, on développe d’autres repères », conclut-il. « L’oreille devient très importante. »

Il arrive que des passants proposent leur aide à Yannick. Celui-ci l’accepte lorsque la situation l’exige, mais la refuse dès qu’il estime pouvoir se débrouiller seul. « L’aide, c’est bien, précise-t-il, mais l’autonomie est essentielle pour la dignité. »
Conscient du poids du regard social, Yannick sait que le handicap est encore trop souvent associé à l’incapacité. « Les gens pensent que parce que je vois peu, je ne peux rien faire, confie-t-il. Ce n’est pas vrai : je fais autrement. »

À la maison, il s’impose une discipline rigoureuse, indispensable à son équilibre. Chaque objet a une place précise et rien n’est laissé au hasard. « Quand quelqu’un déplace quelque chose sans me le dire, je le sens tout de suite », explique-t-il. « Cela me désoriente. »

En outre, les obstacles demeurent nombreux dans l’espace public. Trottoirs mal aménagés, passages piétons effacés et bâtiments peu accessibles compliquent le quotidien. « La ville n’est pas pensée pour nous, constate-t-il. On doit s’adapter en permanence. »

Yannick ne se plaint pas, mais il observe et analyse. Selon lui, de légers aménagements suffiraient à améliorer la situation. « Avec un peu plus d’effort, beaucoup de choses seraient plus simples », affirme-t-il.

La question de l’emploi revient aussi dans son discours. « Trouver du travail quand on est malvoyant, ce n’est pas évident », explique-t-il. Les opportunités sont rares, les employeurs hésitent et les formations adaptées restent insuffisantes. « Ce n’est pas une question de capacité, insiste-t-il, mais d’ouverture. »

C’est notamment pour cette raison qu’il assume pleinement son rôle d’homme au foyer. « J’ai fait un choix responsable », dit-il. Il s’occupe des enfants, soutient son épouse et gère la maison. « Ce n’est pas moins digne qu’un autre travail. »
Il regrette que ces rôles invisibles soient si peu reconnus par la société. Non rémunérés, ils restent rarement valorisés. « Beaucoup de personnes en situation de handicap font énormément de choses, mais on ne les voit pas », souligne-t-il.

Yannick refuse d’être réduit à son handicap. « Je suis malvoyant, dit-il, mais je suis aussi mari, père, musicien, sportif et citoyen. »

Il appelle à une évolution des mentalités et souhaite que la différence soit abordée dès le plus jeune âge. « Le handicap fait partie de la société, affirme-t-il. Il ne doit pas faire peur. »

Grâce à la technologie, à l’intelligence artificielle et à l’accès à l’information, Yannick se sent aujourd’hui plus fort et plus confiant. Il reste toutefois conscient que ces outils ne sont pas accessibles à tous. « Il faut partager, expliquer », insiste-t-il.

Il rêve d’un monde plus inclusif, sans prétendre à la perfection. « On ne demande pas des privilèges, conclut-il. On demande simplement de pouvoir vivre normalement. »

Vivre pleinement, malgré les limites

Yannick Jean Louis ne parle ni d’exploit ni d’héroïsme. Il parle simplement de vie.

À 41 ans, il ne cherche plus à prouver quoi que ce soit. Il avance, fait ce qu’il peut, chaque jour. « Je ne suis pas un héros, dit-il. Je fais juste de mon mieux. »

Son avenir, Yannick l’envisage avec simplicité. Il souhaite rester présent pour ses enfants, les accompagner et les guider. « Le plus important, c’est qu’ils se sentent aimés, affirme-t-il. Le reste, on s’adapte. »

Il veut également continuer à soutenir son épouse, Nathacha. « Elle travaille dur, dit-il. Mon rôle, c’est de lui faciliter la vie. » Il parle d’elle avec respect et tendresse. « Je l’aime profondément. Sans elle, je ne serais pas là où je suis. »

Conscient que la vie ne sera jamais facile, Yannick accepte la réalité de son handicap sans s’y résigner. « Je vois moins, dit-il, mais je vis autant que les autres. »

Il adresse un message clair aux personnes malvoyantes et non voyantes. « Ne restez pas enfermées, conseille-t-il. Cherchez des solutions, informez-vous. »

Il insiste particulièrement sur l’intelligence artificielle. « L’IA peut changer la vie, affirme-t-il. Elle m’aide à lire, à comprendre, à apprendre. » Il encourage chacun à essayer, à poser des questions et à utiliser la voix. « Il ne faut pas avoir peur. »

Yannick pense aussi aux familles et aux parents d’enfants en situation de handicap. « Ne limitez pas vos enfants, dit-il. Accompagnez-les, encouragez-les. » Il rappelle combien le soutien familial est essentiel. « Sans soutien, c’est très dur. »

Il souhaiterait que les institutions s’engagent davantage : plus de formation, plus d’accessibilité et une meilleure information sur les outils numériques. « Il existe des solutions, insiste-t-il. Il faut simplement les rendre accessibles. »

À Beau-Bassin, dans un quotidien fait de gestes simples, Yannick continue d’avancer. Il ne recherche pas la reconnaissance publique, mais aspire à la normalité. « Être respecté, dit-il. Être considéré comme un citoyen à part entière. »

Son histoire n’a rien d’exceptionnel, et c’est précisément ce qui la rend essentielle. Yannick Jean Louis incarne ces milliers de personnes vivant avec un handicap, souvent dans l’ombre, sans bruit ni projecteurs.

Des personnes qui aiment, travaillent autrement, élèvent des enfants et contribuent à la société.

« Le handicap ne doit pas être une fin, conclut-il. C’est un défi, mais on peut vivre avec. »

À travers son parcours, Yannick ne demande qu’une chose : le droit de vivre dignement, comme tout le monde.

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