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Whistle blowers : de 15 000 à des millions de roupies

Les informateurs ont leur raison d’être. D’abord, ils ont tous fait partie de la mafia. Leur point fort est qu’ils connaissent bien ce monde de la pègre et ils s’en servent en donnant des infos aux policiers contre de l’argent. Le montant qu’ils percevaient était dérisoire il y a une vingtaine d’années. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

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On a eu un échange téléphonique avec l’un d’entre eux qui opère toujours en catimini. Il a la cinquantaine et explique que la police a besoin d’informateurs. « Même s’il existe des cellules de renseignements, les personnes qui ont connu le business de l’intérieur sont les mieux informées. »

Pourquoi aider la police ? À cette question, l’informateur répond : « Quelques fois, c’est par vengeance, car le partage ne se fait pas équitablement. La personne qui se prend pour le gros caïd prend la plus grosse part du butin et laisse des miettes aux autres qui ont fait le travail. »

À combien s’élève la quittance de la part de la police pour les informations ? « Elle dépend du montant de la saisie et des personnes qui sont arrêtées. »

La somme en moyenne était de Rs 15 000 à Rs 20 000 il y a quelques années, mais aujourd’hui on parle de dizaines de millions de roupies, indique l’informateur, qui habite une banlieue.

Pour sa part, un sergent de police à la retraite explique qu’il a longtemps été affecté à la police criminelle d’un poste de police des Plaines-Wilhems. Il nous dit qu’il y a quelques années « les informateurs étaient payés Rs 15 000 à Rs 20 000, mais jamais un policier ne percevait une rémunération ».

Le policier explique le mécanisme du « reward money ». Se basant sur les informations d’un whistle blower, la police effectue l’arrestation d’un meurtrier. Il y a des preuves à travers les empreintes et l’arme du crime. Le Criminal Investigation Division de ce poste de police envoie une demande de récompense au Central Criminal Investigation Department (CCID) qui dirige la requête vers le quartier général des Casernes centrales sans mettre le nom de l’informateur et sans attendre le verdict du tribunal. Le CCID détermine le montant qui est payé à l’informateur. Le montant ne dépasse pas Rs 1 million et aucun policier n’est payé.

Amendements apportés

Trois hauts gradés des Casernes centrales ont apporté des amendements aux Standing Orders qui régissent la Police Act. Dans les documents que nous publions, on constate que l’ex-commissaire de police K.

Servansingh a, le 1er octobre 2020, apporté un amendement au SO 122 qui est annulé et remplacé par le SO 122 Slip No 1 afin de permettre le paiement des whistle blowers.

Deux autres amendements ont ensuite été apportés le 31 décembre, 2021 par l’ex-commissaire de police A. K. Dip lors d’un comité spécial à la veille du Nouvel An. Cet amendement concerne principalement le reward money aux policiers qui ont effectué des arrestations concernant la drogue dure, après confirmation par le Forensic Science Laborarory sans attendre le jugement du tribunal.

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