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Wakashio : de nombreuses interrogations

La présence du navire MV Wakashio dans nos eaux suscite de nombreuses interrogations. Ce, malgré les réponses fournies par les autorités lors des nombreuses conférences de presse tenues à ce jour et l’ouverture d’une enquête par la police aussi bien que celle menée par le ministère des Affaires maritimes. Plusieurs zones d’ombres subsistent encore. 

D’abord, il faudrait savoir à quel moment le bateau est entré dans nos eaux territoriales. La date et l’heure précise puisqu’un article de Forbes indique que 48 heures avant le naufrage le Wakashio était dans notre Zone économique Exclusive. Qu’a-t-on donc fait depuis que le navire est dans nos eaux ? Et qu’est-ce qu’on aurait pu faire pour qu’il ne continue pas sa route vers nos récifs ? Ce sont des interrogations importantes auxquelles seuls les garde-côtes peuvent répondre et de surcroît le Premier ministre, qui est aussi ministre de l’Intérieur.

Il y a ce volet de l’enquête, mais il y a aussi l’après-naufrage.  Quelle est la responsabilité du ministère des Affaires maritimes ? Y a-t-il eu une évaluation des risques ? Il était évident que le danger d’un éventuel déversement d’hydrocarbures était réel que, d’ailleurs, le ministre de l’Environnement, Kavi Ramano l’avait concédé.      

Les officiers mauriciens auraient-ils pu monter sur le navire naufragé sur notre territoire ? La conversion de la loi de la mer est brandit comme raison ? Mais a-t-elle préséance sur nos lois ? La Merchant Shipping Act par exemple. 

Autre interrogation concerne pompage du fioul. Pourquoi ne l’avoir pas fait dès les premiers jours ? Les autorités évoquent le mauvais temps. Ainsi, l’enquête devra déterminer si les remorques ne pouvaient vraiment pas accoster. 
Autre question : Pourquoi avoir tardé pour solliciter l’aide de la France à travers La Réunion et le soutien des entreprises locales ?  

L'enquête du moment se concentre que sur le capitaine et les membres d’équipages. Trois semaines après le naufrage du Wakashio, aucune enquête n’a été initiée pour situer la responsabilité des décideurs encore moins ceux qui ont induit en erreur les autorités. 
 

 

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