Economie

Voyager Low Cost: Avantages et inconvénients

Le low cost a fait ses preuves en Asie et en Europe.
L’État met les bouchées doubles pour qu’une compagnie régionale d’aviation low cost soit une réalité dans un proche avenir. Air Mauritius Ltd aura un rôle majeur dans ce projet d’envergure. N’empêche que voyager à moindre coût est une expérience particulière, avec ses inconvénients. Pour une compagnie aérienne low cost, l’objectif principal est de vendre tous les sièges sur un vol, tant à l’aller qu’au retour. Dans presque 100 % des cas, le client achète son billet sur le Net. Aujourd’hui, le billet d’avion équivaut à quelques lignes imprimées sur une feuille A4. Disparue l’époque où le voyageur recevait un talon de tickets qui s’effeuillait à chaque départ et arrivée sur le trajet. Le prix, dépendant de la distance, est très avantageux, comparé aux tarifs pratiqués par les compagnies aériennes bien établies. Sur ces vols courtes et moyennes distances, le service se résume à un accueil basique à l’entrée. Aucune collation ou repas chaud et léger, à moins que le passager ne soit prêt à débourser une petite fortune pour un sandwich et une canette de soda. Dans l’avion, pas d’écran télé ni de magazines en face de soi. Ceux disponibles sur le vol ont déjà trouvé preneurs. Il faut donc attendre qu’un passager ait terminé sa lecture pour pouvoir en disposer. La liste d’ajouts disponibles pour s’assurer d’un voyage low cost dans les meilleures conditions est longue. Par exemple, afin de pouvoir emmener des bagages additionnels, le client devrait débourser une somme supplémentaire. Pas la peine de chercher un traitement VIP ! Vous n’en trouverez point. Qui plus est, si le client ne se présente pas au quai d’embarquement, il ne devrait pas s’attendre à un remboursement. Même pas la moitié du montant !

Richesse additionnelle

Au-delà de ces considérations pécuniaires, force est de constater qu’une compagnie régionale d’aviation sera bénéfique pour l’ensemble des pays de l’océan Indien. Selon une étude effectuée par la firme KPMG, le nombre de passagers à l’aller augmentera de 40 % de son présent niveau pour atteindre 2,4 millions chaque année. Sur cette base annuelle, la création d’un marché aérien unique pourra générer une richesse additionnelle de cinq milliards de dollars. En Afrique, des compagnies low cost, on n’en retrouve que deux. En Afrique du Sud, il y a Mango, une subsidiaire de la South African Airways, qui assure les connexions entre les principales villes du pays et avec les états frontaliers. Même si Mango dispose d’un droit d’atterrissage à Plaisance, la compagnie ne l’a pas encore activé. Ensuite, il y a Fastjet, une société britannique qui essaie d’effectuer une percée sur le continent noir, avec des projets de plateformes régionaux. Plus loin, sur le territoire européen, où la connexion low cost est de plus en plus privilégiée, les principaux acteurs sont Ryanair, une société irlandaise, et Easyjet, une firme britannique. En Asie, le modèle à succès est AirAsia, la compagnie malaisienne fondée par le milliardaire Tony Fernandes.
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