Volatilité du pétrole : la croissance pourrait tomber à 1,7 % dans le pire des cas, selon CareEdge Ratings
Par
Christina Vilbrin
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Christina Vilbrin
Pris en étau entre tensions géopolitiques et dépendance énergétique, Maurice voit ses perspectives s’assombrir à mesure que le pétrole grimpe. Selon CareEdge Ratings, trois scénarios se dessinent, du statu quo fragile au choc sévère, avec une croissance pouvant chuter jusqu’à 1,7 %.
Gros plan sur les voyants qui risquent de virer au rouge !
Le conflit en cours au Moyen-Orient continue d’alimenter une forte volatilité sur les marchés mondiaux de l’énergie. Malgré des tentatives de désescalade diplomatique, la stabilité reste fragile, notamment en raison de nouvelles tensions militaires et des perturbations des principales routes maritimes. Le détroit d’Ormuz demeure au centre des inquiétudes, avec des risques récurrents de restrictions de navigation, une hausse des primes d’assurance et des coûts de fret élevés, maintenant une prime de risque durable sur le pétrole. « Dans ce contexte, les prix du pétrole restent élevés et instables, avec une tendance persistante à l’incertitude plutôt qu’à la normalisation. Pour les économies fortement dépendantes des importations d’énergie comme Maurice, l’impact est direct et significatif : hausse des coûts d’importation, pression sur l’inflation, dégradation des comptes extérieurs et affaiblissement des perspectives de croissance. Même en cas d’apaisement temporaire des tensions, les pressions liées au conflit devraient perdurer à court terme, maintenant des risques baissiers pour l’économie mauricienne », fait ressortir CareEdge Ratings dans son rapport.
Source : « Mauritius at risk: Macroeconomic implications of oil price volatility », un rapport de CareEdge Ratings publié cette semaine