Viol : un homme de 51 ans condamné à quinze ans de prison
Par
Le Défi Quotidien
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Romeo Lindsay Laval Louise répondait du viol de son ex-compagne de 41 ans, le 19 juin 2019, à Rose Hill. Ce tombaliste de 51 ans a été condamné, devant la cour intermédiaire, à quinze ans de prison pour viol et à trois mois d’emprisonnement pour agression, peines qu’il purgera concurremment.
Lors du procès, la déclarante, qui est l’ex-concubine de l’accusé, est revenue sur les événements. Elle a relaté qu’elle se trouvait près du poste de police de Camp-Levieux en compagnie de son amie et de l’époux de cette dernière, le 19 juin 2019. Et l’accusé, avec qui elle a entretenu une relation, les a rejoints. Il s’est approché d’eux et l’a giflée.
La plaignante s’est ensuite rendue au domicile de son amie. Elle a précisé qu’elle a consommé des stupéfiants. Alors qu’elle dormait, elle a été réveillée par un bruit et par la voix de l’accusé. Ce dernier était allongé à côté d’elle et lui a déclaré qu’il voulait avoir des relations sexuelles. Elle a refusé. Son amie est alors intervenue et a demandé à l’accusé de la laisser tranquille.
La déclarante a expliqué qu’elle a avancé qu’elle allait porter plainte pour harcèlement, mais que l’accusé l’a suivie. C’est en cours de route, près d’un buisson, que l’accusé l’aurait agressée sexuellement. Elle a relaté qu’elle pleurait et qu’elle l’avait vainement supplié d’arrêter. Elle s’est ensuite rendue chez le père de son fils, à qui elle avait relaté l’agression. Celui-ci l’a conduite à l’hôpital, où elle avait été mise en observation.
L’accusé qui répondait de viol a plaidé non coupable, mais il a plaidé coupable pour l’agression.
Déposant sous serment, il a avancé qu’il s’agissait d’une vengeance à son encontre. Il a affirmé avoir eu une discussion avec la plaignante. Il a ajouté qu’il a pris en charge la fille de la déclarante au poste de police, estimant qu’elle ne prenait pas ses responsabilités en tant que mère. Il a admis qu’il a eu des relations sexuelles avec la déclarante le 19 juin 2019, mais il réfute l’accusation de viol.
Les magistrats Yorgesh Bhookhun et Keshri Soochit ont jugé que le témoignage de la déclarante est crédible, cohérent et direct. Le rapport médical a confirmé qu’un rapport sexuel avait bien eu lieu, tandis que la présence de l’ADN de l’accusé sur les vêtements de la plaignante a été établie. La version de l’accusé a été rejetée, les magistrats relevant des contradictions entre ses déclarations faites à la police et celles faites devant le tribunal.
Un verdict de culpabilité pour viol avait ainsi été prononcé. Le tribunal a estimé qu’une peine d’emprisonnement était justifiée. Elle a ainsi condamné l’accusé à quinze ans de prison pour viol et à trois mois pour agression.