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Vimla Gopal, Best Speaker ‘Miss Talent’ : «Le catwalk a eu un effet cathartique sur moi»

Vimla Gopal La discipline a toujours été le fil conducteur de la vie de Vimla Gopal.

Elle possède un charme contagieux, rehaussé par une générosité innée et un profond sens de la famille. Le 18 août dernier, ces atouts ont permis à Vimla Gopal de se classer seconde au concours Mrs India Worldwide Mauritius. Rencontre.

Vimla Gopal, c’est d’abord un regard doux et feutré, puis une voix calme et posée, qui lui confère un charme discret et gracieux. Chez elle, le sourire est simple et léger et l’attention permanente sans être envahissante. Dans ses propos, elle n’en rajoute jamais. 

En août dernier, lorsqu’elle s’inscrit au concours, elle a encore en tête la disparition de sa mère des suites d’un cancer, en 2016. « Comme les recettes du concours étaient destinées au combat contre cette maladie, je me suis dit que ce serait ma contribution personnelle à ce combat. C’était un défilé qui avait une cause noble. Le 'catwalk' a eu un effet cathartique sur moi », explique cette mère de deux enfants, enseignante d’hindouisme et mariée à Kaviraj, enseignant en Fashion and Design. Pour sa première participation à ce type de concours, elle a voulu s’assurer qu’aucun défilé en tenue « osée » n’était au menu. Et, elle n’y a pas coupé en ce qu’il s’agit des préliminaires qui se sont étalés sur six mois : bootcamp, tests d’endurance physique sans la moindre goutte d’eau. « Après ces épreuves, j’ai perdu quelques kilos. J’ai eu le soutien de mon époux. C’était une bonne chose, mais le concours mettait aussi l’accent sur l’aspect cérébral, c’est ce qui m’intéressait », raconte-t-elle.  

Best Speaker ‘Miss Talent’

Pour le concours, les 40 candidates – il y a eu deux désistements- représentaient chacune une région de l’Inde. Il a échoué à Vimla Gopal de représenter le Bengale. Si elle n’a pas pu monter sur la première marche, elle se réjouit d’avoir remporté le prix de Best Speaker pour le concours de Miss Talent. Était-elle, à un moment, en mesure de décrocher la couronne ? « Toutes les participantes étaient ravissantes avec leurs chances de gagner. Ma participation m’a aidée à surmonter les séquelles du décès de ma mère, puis à évaluer mes propres potentiels, car durant mes années de jeunesse et même quelques années de cela, j’étais un peu réservée », confie-t-elle.

Mariée depuis 14 ans, elle a connu son mari dans le cadre du travail. Depuis, tous deux ont construit leur avenir graduellement, dans la mesure de leurs moyens. « Lorsque je me suis mariée, mes parents m’avaient dit que c’était à moi et à Kaviraj de résoudre nos problèmes. Et nous l’avons toujours fait », se rappelle-t-elle. Titulaire d’une maîtrise en hindouisme, ex-pensionnaire du collège Hindu Girls et la benjamine d’une famille de trois filles, elle a commencé à enchaîner les petits boulots à son retour à Maurice. Sa maîtrise, elle l’a passée alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant. « C’était un défi de travailler, d’étudier et de porter un enfant. Mais la famille a été présente pour nous soutenir. C’est elle qui reste encore notre point d’ancrage. À un moment donné, mes parents ont pris à leur charge une cousine, malgré le fait que le salaire de mon père n’était pas phénoménal. J’ai hérité d’eux la double culture urbaine et rurale, dont la compassion, l’humilité et la responsabilité », fait-elle valoir. Au soutien familial, elle-même conjugue son profond sens de discipline qui a toujours été le fil conducteur de sa vie et qu’elle tend de transmettre à ses enfants.

Le partage et l’écoute

Au collège SSS de Quatre-Bornes, où elle est affectée, elle est toujours dans le partage et l’écoute. « Lorsque des collègues me confient leurs soucis, je leur dis toujours de regarder le verre à moitié rempli, de garder l’esprit positif même si les choses peuvent paraître difficiles. Il faut toujours affronter les soucis, envisager des solutions. Les gens attendent qu’on leur parle, écoute et cela peut les soulager », dit-elle.

Comme tout parent engagé dans l’enseignement, le couple Gopal est hyper-conscient de l’impact de la modernité et des mutations culturelles qu’elle exerce sur la vie familiale et les enfants. « Il faut essayer de trouver le juste milieu entre, d’une part, les traditions et les valeurs justes et d’autre part, les phénomènes post-modernes véhiculés par les réseaux sociaux. C’est un défi auquel il convient d’être vigilant, afin que les valeurs humanistes ne s’érodent pas », fait-elle observer.