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Vialli, le frère de Gino Bodha : «Une partie de lui vivra toujours en moi»

Par Ajagen Koomalen Rungen 
Publié le: 17 May 2026 à 18:30
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Deux frères inséparables, Gino et Vialli Bodha, unis par une complicité forgée depuis l’enfance à Curepipe.

Depuis Paris, où il mène sa carrière d’ingénieur aéronautique, Vialli Bodha a vu sa vie basculer en un instant en apprenant la disparition brutale de son frère Gino. Un choc immense, une douleur difficile à mettre en mots. Sans hésiter, il a aussitôt pris le premier vol pour Maurice afin d’être présent aux funérailles et dire un dernier adieu à celui qui était bien plus qu’un frère à ses yeux.

Encore sous le coup de l’émotion, il se remémore ce moment terrible : l’appel de son père. « Le coup de fil de mon papa hier (vendredi, NdlR) m’a vraiment bouleversé… J’ai appris en quelques secondes que mon frère ne faisait plus partie de notre vie », confie Vialli, avec une voix chargée de tristesse. Ce moment restera gravé en lui à jamais.

Âgé de 36 ans, le Mauricien installé en France n’a pas réfléchi longtemps avant de rentrer au pays. « J’ai immédiatement cherché un billet d’avion pour venir à Maurice et assister aux funérailles. Je suis soulagé d’avoir pu être là, entouré de nos proches, pour lui rendre un dernier hommage », explique-t-il.

Entre Vialli et Gino, le lien était particulièrement fort. Les deux frères, que l’on surnommait affectueusement « Gi » et « Coucou », ont grandi ensemble à Curepipe avant de poursuivre leur scolarité au Lycée La Bourdonnais. Une complicité construite dès l’enfance et nourrie au fil des années. « Gino a joué un rôle essentiel dans mon adolescence. C’est lui qui m’a transmis l’amour du football, une passion que nous partagions encore aujourd’hui. »

Malgré la distance entre Paris et Maurice, leur relation n’a jamais faibli. Ils restaient en contact constant, partageant des moments simples mais précieux, même à distance. « On parlait souvent de Manchester United, des films et séries à regarder, ou encore des meilleures adresses pour manger des ‘mine bwi’. »

Au-delà des souvenirs fraternels, Vialli garde surtout l’image d’un homme profondément humain et doté d’un immense talent artistique. « Je retiendrai de lui quelqu’un de gentil, toujours volontaire pour aider les autres et, surtout, un incroyable artiste. Son génie artistique lui permettait de créer des tableaux magnifiques ainsi que des montres et des bijoux. »

Aujourd’hui encore, la douleur reste immense pour le jeune homme, qui peine à réaliser l’absence de son frère. Et dans une dernière phrase chargée d’émotion, il murmure : « Une partie de lui continuera toujours à vivre en moi. »

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