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Veedwantee avait 58 ans et était très active : Malini n’arrive pas à faire le deuil de sa mère

Veedwantee croquait la vie à pleines dents.

Quand une personne bien-aimée meurt subitement, le choc est terrible. Souvent, les proches de celle-ci arrivent difficilement à faire leur deuil. La tristesse prend beaucoup de temps à s’estomper.

Veedwantee avait 58 ans. C’était une femme très active. « Elle était toujours en train de faire quelque chose », témoigne son gendre Arvind. Ainsi, quand elle s’est sentie mal et a été conduite à l’hôpital, rien ne laissait présager qu’elle allait mourir. Sa soudaine disparition a été un immense choc pour sa famille, particulièrement pour sa fille Malini.

Le dimanche 25 novembre 2018, Veedwantee ne s’est pas sentie bien. Elle rejettait tout ce qu’elle mangeait et buvait. Quelque temps auparavant, une angiographie pratiquée à l’hôpital de Candos avait révélé que trois de ses artères principales étaient bouchées. De plus, elle souffrait de diabète et de tension artérielle. Selon son gendre, à cause de cela, on ne lui avait pas posé de stent, les médecins optant plutôt pour une opération à cœur ouvert.

Le dimanche 25 novembre, après l’avoir examinée, les médecins lui ont prescrit quelques médicaments et elle est rentrée chez elle vers 10 h 30. La journée s’est passée tranquillement, de même que la soirée. Cependant, sa fille et son gendre veillaient sur elle, et de temps en temps, ils allaient dans sa chambre pour vérifier si tout se passait bien.

« Vers 2 heures, nous l’avons trouvée assise au bord de son lit. Nous avons tout de suite compris que quelque chose n’allait pas. Normalement, quand elle se mettait au lit, elle dormait bien. Nous avons décidé de la conduire à l’hôpital sans tarder », raconte Malini.

Complètement affaiblie

Là, selon sa fille et son gendre, les choses ne se sont pas bien passées pour elle. Elle a été hospitalisée. À l’heure des visites dans l’après-midi, sa famille a constaté qu’elle était complètement affaiblie. Très inquiets, sa fille et son gendre ont demandé que l’on vérifie sa tension et son taux de diabète.

« Une student nurse a pris sa tension et une autre a vérifié son taux de diabète. La première a dit que le taux était normal  (7). Puis, nous avons demandé au personnel soignant si elle avait pris ses médicaments. On nous a alors informés que son médecin traitant avait ordonné d’arrêter la prise de tout médicament depuis le matin. Nous avons alors immédiatement demandé à voir le médecin traitant. Quand nous nous sommes plaints auprès de la responsable de la salle, elle nous a conseillé de rapporter notre grief au surintendant. Nous avons alors porté plainte par écrit à l’administration », avance Malini.

La fille et le gendre de Veedwantee sont rentrés chez eux, mais ils étaient plus inquiets que jamais. Vers 19 heures, ils ont appeé l’hôpital pour s’enquérir de la santé de Veedwantee. On leur a annoncé qu’elle avait été placée à l’unité des soins intensifs (Cardiac Unit No 2). « Au début, nous n’avons pas saisi la gravité de la situation », avoue Arvind.

Vers 23 h 45, nouvelle sonnerie du téléphone. L’hôpital leur a annoncé que Veedwantee était décédée.

En entendant la nouvelle, fille et gendre étaient terrassés. Sa fille poussait des cris de chagrin. Quant à son mari, il tentait de la consoler tant bien que mal, bien que lui-même ne comprenait pas ce qui leur arrivait.

« Je la vois encore assise au bord du lit, exprimant son inconfort. En l’espace de 24 heures, elle n’était plus de ce monde. Franchement vous dire, je n’arrive pas encore à digérer cela. Imaginez la peine de sa fille. Sa mère n’avait que 58 ans. Elle avait encore de belles années devant elle. Ne dit-on pas que la vie commence à 60 ans ? » fait observer Arvind.

Pour le couple, Veedwantee serait encore vivante si l’hôpital s’était mieux occupé d’elle. « Quand nous l’avons conduite à l’hôpital au petit matin, lundi, elle a été hospitalisée, mais il n’y avait pas de place dans la salle réservée aux patientes cardiaques. On l’a mise dans une salle ordinaire, la salle 20, qui comprenait déjà trop de patientes. Nous pensons que cela a joué contre elle. Puis, quand nous l’avons visitée dans l’après-midi, nous l’avons vue complètement affaiblie. On ne lui a donné aucun médicament pour la remonter. Cela demeure intrigant. C’est nous qui avons demandé au personnel de vérifier sa tension artérielle et son taux de diabète. Était-ce à nous de leur demander de faire leur travail ? De plus, il n’y avait aucun médecin à contacter pour venir la voir en toute urgence », explique Malini.

En tout urgence

Arvind ajoute que le jour précédant le décès de sa belle-mère, quand elle s’est rendue à l’hôpital le dimanche matin, on l’a fait attendre à la Casualty Unit. « Quand ma femme m’a appris cela par téléphone, je lui ai demandé de l’emmener directement à la Cardiac Unit. Voyez-vous, une patiente cardiaque ne peut pas attendre au Casualty. Il fallait qu’on la traite en toute urgence », estime-t-il.

La fille et le gendre de Veedwantee se sont plaints auprès de l’assistant-surintendant de l’hôpital de Candos. Ce dernier leur a dit qu’une enquête serait initiée, qu’il fallait écouter le témoignage de tous les médecins concernés, avant de pouvoir prendre des actions.

« C’est compréhensible. Mais je vous rappelle que deux mois se sont écoulés depuis et nous n’avons toujours aucune réponse. Prend-on autant de temps pour questionner quelques médecins ? » demande Arvind.

Le couple attend aussi une réaction du ministère de la Santé, à qui la rédaction a adressé un courrier le jeudi 17 janvier.

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