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Vassen Kauppaymuthoo : «J’ai mon permis de plongeur, de skipper et de pilote d’avion»

Vassen Kauppaymuthoo

Qui suis-je ?

« Je suis Vassen Kauppaymuthoo, 46 ans, fils du sol. Je suis le premier océanographe ingénieur en environnement enregistré à Maurice. J'ai récemment obtenu un diplôme en droit avec spécialisation en Droit International et en Droit de l’Environnement. Je suis formateur auprès de la MQA. Je suis un plongeur qualifié. J’ai aussi mon permis de skipper pour bateaux et de pilote d’avion. »

Mes forces

« Je suis un homme qui aime les défis. J’aime aller plus loin, apprendre, résoudre des difficultés, découvrir, partager et défendre mes idées, notre environnement et nos océans. Je n’aime pas faire semblant. Je déteste vivre dans une bulle. Je n’hésite pas à me lever pour faire face à l’adversité quand je suis convaincu que notre avenir et celui de nos enfants est en danger, quel que soit l’adversaire. J’aime aussi partager mes convictions, les transmettre et les défendre. J’aime la liberté de penser et les opinions différentes qui font de notre monde un univers coloré. »

Mes faiblesses

« J’ai eu quelques fois l’impression que certaines personnes m’ont utilisé pour arriver à leurs fins et leurs intérêts personnels du fait que je suis passionné et que j’aime partager, transmettre et faire évoluer les choses. Ce que j'avais prédit dans le passé est arrivé. A l’instar du tsunami de 2004 alors que beaucoup disaient que Maurice était protégé par des montagnes sous-marines. J’ai prévenu contre les effets du changement climatique depuis plus de 15 ans. Je pense aussi aux pluies torrentielles de mars 2013. Quelques semaines avant, je tirais la sonnette d’alarme sur les risques, mais on m’avait traité d’alarmiste. »

Mon plus grand amour

« Mon attachement pour mon île. C’est une flamme qui brûle au fond de mon cœur depuis mon plus jeune âge. C’est pour cela que je suis naturellement revenu au pays à la fin de mes études. Je crois dans un futur meilleur de Maurice. Je vois le passé difficile de mon enfance dans les années 1970-1980, mais aussi les progrès accomplis avec les années. Mais comme dans tout amour, je me sens aussi blessé en constatant l’irresponsabilité de certaines personnes, la direction que prennent parfois les choses, les injustices et comment on n’hésite pas à hypothéquer notre avenir. »

Mes accomplissements

« J'accorde beaucoup d’importance aux traces que je laisserai, à mon rôle et mes responsabilités comme citoyen et père, afin de donner à mes trois enfants et aux enfants mauriciens un meilleur avenir que le mien. Pendant ces dernières années, je pense avoir contribué à l’éveil d’une conscience environnementale et à la prise de conscience de l’importance sociale et stratégique de nos océans pour notre île. Je me souviendrai toujours de la lettre que j’avais adressée, en 1995, au Premier ministre d’alors, avec toute la passion d’un jeune étudiant de retour au bercail pour parler du potentiel de Maurice comme un État océanique avec de vastes étendues d’océans. Je me souviens aussi de 2007 où j'ai commencé à soulever les problématiques du domaine public maritime. En m’opposant férocement à un projet de loi pour la privatisation de nos lagons et de nos océans. »

Mes passions

« Je suis un passionné de l’environnement et de la mer, car je pense que les défis posés à l’humanité avec les catastrophes actuelles demandent une remise en question. Nous vivons une transition et, selon moi, les fruits seront beaux. Il ne faut pas croire que ce sont les politiciens qui changent les choses. Il suffit parfois d’un petit élément catalyseur ou d’une personne pour dévier quelque chose de sa direction. Je crois que nos passions individuelles peuvent dévier des fleuves. »

Je vous dévoile tout

Plutôt…

Jugnauth ou Ramgoolam ?

« Savez-vous que la lumière que nous voyons est blanche et qu’elle se décompose en une infinité de longueurs d’ondes et de couleurs que nous voyons lorsqu’un arc-en-ciel apparaît ? Sans cette lumière, il n’y aurait jamais eu de vie. Limiter les orientations politiques à deux personnes, c’est comme dire que la lumière qui nous éclaire est d’une seule couleur. La complexité de notre société est tellement grande que l’on ne peut se limiter à deux hommes ou deux familles. »

Poisson salé ou mines frites ?

« Pourquoi pas les deux ? J'aime essayer les mélanges de goûts, de textures et des cuisines du monde. »

Costard-cravate ou short et baskets ?

« J’estime que l’habit ne fait pas le moine… Quand je suis à la maison ou dans mon jardin, je suis toujours pieds nus. J'aime garder le contact avec la terre, le sable, l’eau. Cela ne m’empêche pas de m’habiller en costume dans mon milieu professionnel par respect pour les autres ».

Casanier ou fêtard ?

« Je suis casanier et solitaire ! J’aime mon petit coin de pays, me détendre dans le jardin, bricoler un peu, aller plonger ou en bateau voir les baleines, piloter, marcher en forêt, nager. Toutes ces activités souvent en solitaire me permettent de me retrouver… »

Bollywood ou Hollywood ?

« Hollywood et Bollywood, les deux m’inspirent mais j'aime aussi le cinéma universel, car il offre une vitrine sur d’autres cultures, d’autres mondes. »

Pavarotti ou Bob Marley ?

« Je suis U2, rock des années 1990 mais aussi James Brown. C’est ma jeunesse et ces musiques me ramènent des souvenirs, des odeurs, des personnes, des pays. Tantôt doux et mélancoliques, tantôt plus durs… »