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Vasantee Sookun : «Sa missier la ti pe harcele nous»

Vasantee Sookun

Son fils et son mari sont en détention policière depuis mardi, après le meurtre de Sobhanand Bhoyroo. Vasantee Sookun nie que son fils et son mari aient eu l’intention de tuer leur voisin, un sexagénaire. Une énième dispute et le harcèlement ont poussé à bout son fils, dit la mère.

Selon Vasantee Sookun, Sobhanand Bhoyroo se disputait souvent avec son voisinage à Ville-Bague, avec pour seule motif la clôture de son terrain. Ce n’est pas la première fois que la victime se disputait avec les Sookun. « Sa zaffaire la, li pas date zordi sa, me depi 10 ans, pe aller même koumsa, au moins huit case line metté conte nous et nous fine tout le temps

cedé », explique Vasantee. Selon la mère, c’est avec le troisième voisin que la victime s'est disputé et il a toujours sollicité les collectivités locales et la police de Pamplemousses.

Revenant sur la journée de lundi, Vasantee Sookun affirme que les provocations de son voisin Sobhanand ont poussé son fils Rutil à bout. « Line trouve mo missier dans la cour, line bien provoque li, li crié eta mauvais l……, tone sorti », raconte Vasantee. Ces provocations étaient suivies de jurons, explique cette quinquagénaire, qui dit avoir été témoin de toute la scène.

Au même moment, son fils Rutil est arrivé sur les lieux. Il a entendu les provocations de son voisin contre ses parents. Vasantee explique avoir demandé à son mari et à son fils de ne pas prêter attention à leur voisin. « Mone dire zotte pena pou donne li l’importance, pena pou ecoute li, nous rentre en dans, après nous alle donne ene déclaration la police », explique-t-elle.

Deux heures plus tard, soit aux alentours de 18heures, lundi, les choses ont dégénéré, selon la dame. Sobhanand Bhoyroo a une nouvelle fois provoqué son fils. « Garçon la pane capave ecoute sa banne causer dénigrant ki line dire lors so sœur et lors mo meme, akoz sa meme line batte li, mo sire mo zenfant pas ti ena l’intention pou touille li, mo pas pe prend part mo garcon moi », conclut Vasantee.