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Urbanisme: Mettre un frein aux constructions sauvages

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En finir avec les constructions sauvages. Telle est la volonté du ministère des Infrastructures publiques, qui veut conférer  plus de pouvoirs au Construction Industry Development Board comme régulateur. Des amendements sont  à prévoir. Les murs d’enceinte qui débordent sur les routes, les maisons qui recouvrent la quasi-totalité du terrain occupé seront bientôt traqués par les autorités. C’est ce qu’indique une source haut placée au ministère des Infrastructures publiques (MPI). La réflexion est lancée en interne sur d’importants amendements à la Construction Industry Development Board (CIDB) Act pour donner plus de pouvoirs à cet organisme. L’une des options est de lui accorder plus de pouvoirs, notamment celui d’inspecter les bâtiments, principalement de type résidentiel, une tâche que les collectivités locales sont incapables d’assurer. L’objectif est de mettre un terme aux constructions sauvages. « Le pays est couvert de maisons ne respectant pas le ‘coverage ratio’ de 40 % (superficie maximale du terrain à être occupée par la maison) ou la distance réglementaire des routes », constate une source au MPI. Elle évoque les plans soumis aux collectivités locales et approuvés par elles, mais qui ne sont pas du tout respectés au moment des travaux. Le hic, c’est que les municipalités et conseils de districts ne sont pas en mesure d’assumer leur rôle : s’assurer, une fois la construction complétée, que les plans ont été respectés. La faute à un manque d’inspecteurs. D’où la discussion au MPI sur les moyens de changer les vieilles habitudes solidement ancrées dans les mœurs mauriciennes. « Nous discutons des options », confirme notre source. « Nous souhaitons  notamment accorder un plus grand rôle au CIDB. Si les municipalités ne peuvent jouer le leur, pourquoi ne pas se tourner vers le CIDB ? » La loi actuelle n’autorise que les seules collectivités à procéder à des inspections. Des amendements à la CIDB Act devraient intervenir pour pousser dans cette direction. Il est déjà prévu que le texte de loi soit amendé pour installer le CIDB comme véritable régulateur de la construction. L’inspection des petits chantiers pourrait en être une partie importante. Vu le nombre de constructions qui ne respectent pas les normes, dans le concret, la situation risque d’être compliquée. « Il faut bien commencer quelque part. Le plus logique, c’est de dire ‘stop’ dans un premier temps », explique notre source. Il s’agit d’adopter la ligne dure pour ne plus autoriser des constructions illégales. Dans un deuxième temps, il faudra passer à la mise aux normes des bâtiments existants. « Dans certains pays, le gouvernement rase les constructions illégales. Cependant, il faut tenir compte de l’aspect social », tempère notre source. Lord d’une conférence de presse tenue le jeudi 10 septembre, Nando Bodha a donné des indices sur ce sujet. Le ministre des Infrastructures publiques a évoqué la mise à disposition aux collectivités locales de plans consultables par les personnes qui souhaitent bâtir une maison. Un guide, qui s’inspire sur celui disponible à La Réunion, devrait également voir le jour. Il a également rappelé que le secteur de la construction pèse Rs 60 milliards par an et que près de 60 % d’entre elles comprennent des petites constructions peu contrôlées.
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