Une vie brisée par la maladie : Pushpa Devi Kumari décède après neuf ans de lutte
Par
Annick Daniella Rivet
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Annick Daniella Rivet
Après neuf années de combat acharné contre l’éléphantiasis, Pushpa Devi Kumari s’est éteinte dans la matinée du vendredi 3 juillet à l’âge de 42 ans. Sa vie a été marquée par la souffrance, mais aussi par l’espoir et la solidarité. Sa famille est dévastée.
Pushpa Devi Kumari, une habitante de Ripailles, est décédée dans la matinée de vendredi 3 juillet, à l’âge de 42 ans. Elle luttait depuis près d’une décennie contre l’éléphantiasis, une maladie rare qui a bouleversé son quotidien et celui de ses proches.
En avril, elle s’était rendue en Inde pour une intervention chirurgicale délicate, rendue possible grâce au soutien de l’équipe de l’Overseas Medical Care Assistance Ltd et à la solidarité de nombreux donateurs. Le coût du traitement, estimé à plus de Rs 610 000, dépassait largement les moyens de sa famille.
Son retour au pays au début de juin avait suscité un immense espoir. Souriante, elle semblait sur la voie de la guérison et avait même recommencé à marcher, signe encourageant d’une récupération progressive. Mais vers 8 h 45 vendredi, elle a rendu son dernier souffle.
« C’est une grande perte pour la famille », confie son oncle Manoj Doorgachurn, bouleversé. Sa mère, Premila, qui l’avait accompagnée dans chaque étape de ce combat, est inconsolable. Le décès de Pushpa Kumari fait un veuf : Yogesh et deux orphelins : Neil et Yasmeet.
La vie de Pushpa Kumari a été marquée par des épreuves successives. Après la mort de son père en 2016, elle a commencé à souffrir de douleurs, de fièvres et de vomissements. Son état s’est aggravé au fil des années : cloques aux pieds, peau durcie, incapacité à marcher. Malgré la maladie, elle gardait confiance. En avril, avant son départ pour l’Inde, elle déclarait : « Je veux guérir et retourner pour mes enfants et ma famille ».
La crémation de Pushpa Devi Kumari est prévue le samedi 4 juillet à Calebasses.