Publicité

Une ouvrière bangladaise victime de sextorsion depuis six ans

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 18 June 2026 à 13:00
Image

Une ressortissante bangladaise de 30 ans, employée dans une usine textile de La Tour Koenig, a déposé plainte lundi auprès de la police de Pointe-aux-Sables. Elle affirme être victime, depuis 2020, d’un chantage à caractère sexuel accompagné d’extorsion de fonds et de menaces de mort, exercé par un compatriote avec lequel elle aurait entretenu une relation sentimentale.

Selon sa déposition, la jeune femme aurait rencontré son ex-compagnon, âgé de 43 ans, alors qu’ils travaillaient ensemble chez Firemount Textiles Ltd. Au cours de cette relation, ce dernier aurait obtenu des photographies intimes de la plaignante, qu’il aurait ensuite utilisées comme levier de chantage pour lui soutirer de l’argent. La victime explique avoir vécu, pendant près de six ans, sous la menace constante de voir ces images diffusées sur les réseaux sociaux.  Par crainte d’une exposition publique et de ses conséquences personnelles et professionnelles, elle affirme avoir progressivement cédé aux demandes répétées de son présumé agresseur, lui versant au total environ Rs 400 000.

Malgré ces paiements, le harcèlement n’aurait pas cessé. Selon la plaignante, l’homme aurait continué à la contacter via plusieurs comptes sur Facebook et IMO, contournant systématiquement les blocages. Les échanges auraient pris une tournure de plus en plus violente, avec des menaces d’enlèvement, de viol et de meurtre.

La situation se serait aggravée par la présence supposée de l’accusé aux abords de Firemount Textiles, où la victime travaille toujours et réside dans un dortoir attenant. Elle affirme l’avoir aperçu à plusieurs reprises dans les environs, la dernière fois la semaine précédant sa plainte, renforçant ainsi son sentiment d’insécurité. 

Les autorités ont ouvert une enquête. Aucune arrestation n’avait été confirmée au moment de la publication. Dans le cadre de l’enquête, la plaignante a accepté que son téléphone portable soit examiné par les autorités afin d’exploiter les échanges et messages reçus.

Quelle est votre réaction ?
0
0
Publicité
À LA UNE