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Un travailleur social alerte les autorités : une mère suspectée de vendre ses enfants

La police de Quatre-Bornes enquête sur un cas de trafic d’enfants. Une mère de 38 ans est suspectée d’avoir vendu au moins cinq de ses enfants. Sa fille âgée de 16 ans, qui vit avec elle, est admise à l’hôpital de Candos. Une habitante de la capitale, soupçonnée, elle, d’avoir acheté un des enfants, est recherchée. 

Cela fait deux mois environ depuis que les agissements de cette mère de famille ont été dénoncés par un travailleur social de la localité. « Mari et femme sont séparés. La femme vit avec sa mère à Rose-Hill. Elle a plusieurs enfants. Elle tombe enceinte tous les ans et vend ses petits. Selon moi, elle a déjà vendu six enfants », explique ce travailleur social sous le couvert de l’anonymat. Il soutient avoir déjà parlé à une personne ayant « acheté » un des enfants de la femme en question. « Une personne m’a dit qu’elle avait « acheté » un enfant vendu entre Rs 75 000 et Rs 100 000 », ajoute-t-il. 

Le 14 février dernier, jour de la Saint-Valentin, la femme a donné naissance à une petite fille à l’hôpital de Candos. Mais à peine l’enfant arrivée au monde qu’elle aurait été vendue, apprend-on. 

Les officiers de la Family Welfare and Protection Unit ont été alertés. Le 19 février, ils se sont rendus au domicile de la dame à Rose-Hill pour la rencontrer dans le cadre d’une enquête. Ils ont rencontré la mère et sa fille de 16 ans. Interrogée sur l’état de la nouveau-née et l’endroit où elle se trouvait, la mère n’a pu donner une réponse. 

Interrogée, l’adolescente a confié que sa mère a déjà vendu cinq de ses enfants à des individus. L’adolescente a été ainsi confiée à la Child Development Unit (CDU). Elle est admise à l’hôpital de Candos. Les officiers poursuivent leur enquête. 

Les enquêteurs ont appris que l’enfant aurait été vendue à une dénommée Christelle, issue de la capitale. La mère de l’adolescente sera entendue dans les jours à venir afin d’en savoir plus sur ce trafic allégué.

Rita Venkatasawmy, Ombudsperson for Children : «La maman risque gros, car c’est un délit grave»

 rita« C’est maintenant que cette affaire éclate au grand jour, alors que cela fait deux mois qu’un ‘whistleblower’ avait attiré notre attention sur ce cas de vente d’enfants. Nous avons informé les autorités concernées pour qu’elles mènent leur enquête. Nous avons suivi ce dossier de près. J’ai expliqué à la police que des enfants étaient concernés. Il n’y a pas que les petits, la maman a d’autres enfants qui vivent avec elle. Il faut que ces enfants soient placés en lieu sûr. La Child Development Unit (CDU) a fait son travail. La mère risque gros, car c’est un délit grave. Nous n’en sommes pas encore là, et il faut laisser la police faire son enquête ». 

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