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Un réveillon du Nouvel An au rythme de la pandémie

À Maurice comme à l’étranger, le cœur ne sera pas à la fête. La diaspora au Royaume-Uni, en France, en Suisse et en Allemagne fait face à une nouvelle vague qui vient chambouler les fêtes de fin d’année. Voici ce qu’elle a prévu pour la Saint-Sylvestre.

Grazielia Reichelt en Allemagne : «Pas   de feux d’artifice»

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Grazielia Reichelt, 24 ans, qui suit une formation comme infirmière en Allemagne, célèbre tous les ans le Nouvel An en famille indépendamment de la pandémie, mais cette année ne sera pas comme les autres pour elle. 

« Nous avons eu encore plus de cas cette année. Nous essayons d’éviter les contacts inutiles pour ne pas tomber malades, même si nous sommes vaccinés. » Cette année donc elle limitera ses sorties. 

« Je préfère rencontrer uniquement les membres de ma famille et mes amis proches qui sont vaccinés comme moi. Contrairement à Maurice, en Allemagne nous ne sommes pas autorisés à avoir des feux d’artifice. Ce qui me rendra très triste lorsque nous accueillerons l’année. Comme j’ai travaillé pour Noël, le plus important pour moi sera de me retrouver avec ma famille pour le Nouvel An », fait-elle ressortir. Bien qu’elle ait de l’expérience dans le métier, la situation sanitaire est tout de même stressante. Il y a un manque de personnel. Mais c’est le métier qui est ainsi et nous devons nous y faire. » 


Laura Clarisse en Suisse : «Nous avons décidé d’annuler une fois de plus nos vacances à Maurice»

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Laura Clarisse, 39 ans, est une Mauricienne installée en Suisse depuis trente-trois ans. Elle est mariée depuis dix-neuf ans à Hugo Clarisse et la mère de deux garçons. Elle travaille dans une usine pharmaceutique en tant qu’opératrice de production. Chez les Clarisse cette année, pas de Nouvel An avec les amis ou à l’île Maurice entourés de sa famille. 

« À cause de la pandémie, tout est différent », indique Laura Clarisse qui se dit limitée. « Nous avons décidé d’annuler nos vacances pour la deuxième année consécutive. Du coup, nous fêterons à nouveau le Nouvel An en petit comité. Une amie a loué une salle et nous serons trente vaccinés à y participer. »

Malgré les restrictions et le durcissement en Suisse, à cause du variant Omicron, Laura elle confie qu’elle n’a aucune crainte. « Nous savons que tous les moyens seront mis en place au cas où l’un de nous serait positif. Je m’inquiète toutefois pour ma famille à Maurice. J’aimerais pouvoir ramener tout le monde ici, surtout mes grands-parents qui sont vieux et à risque. »


Ludmila Arnassalon, en Angleterre : «Le nouveau variant est inquiétant»

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Avant la pandémie, Ludmila Arnassalon, 35 ans, une Mauricienne installée en Angleterre se rendait soit à des fêtes chez des proches ou amis soit à Londres pour regarder les feux d’artifice.

« Avec l’augmentation des cas, nous avons décidé de ne pas aller là où il y a de grandes foules. Nous évitons le centre de Londres et le transport public. » Ce qu’elle déplore le plus c’est que son fils a encore manqué les lumières de Noël à Londres cette année. « Nous sommes restés dans le Kent et avons fait de nombreuses activités en plein air. Le réveillon du Nouvel An se passera à la maison avec mon mari, mon petit garçon et mon chien. Le nouveau variant est inquiétant, mais il faut rester positif et prendre les précautions jusqu’à ce que nous franchissions cette nouvelle phase. »


Sindy Speurt installée, en France : «Nous gardons l’âme festive»

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Sindy Speurt, 23 ans, habite en Picardie, en France. Elle est agent commercial en immobilier et animatrice radio. Elle se remémore les fêtes de fin d’années avant la pandémie. C’était pour sa famille et pour elle un moment familial et festif. Ils étaient heureux de se réunir. « C’était un moment de partage et de retrouvailles où les accolades et les embrassades étaient les bienvenues pour réchauffer le cœur de chacun. Mais aujourd’hui tout est différent. » 

Pour la deuxième année consécutive, le Covid-19 perturbe les fêtes de fin d’année. « Mais nous gardons l’âme festive et apprécions ces moments de convivialité. Nous allons profiter de cette période en respectant à la lettre les gestes barrières et les règles sanitaires. » 

Ils prévoient de se faire tester au préalable pour ne pas prendre de risque avant les rassemblements familiaux. La jeune femme et sa famille ont levé le pied sur les sorties et seront en petit comité. Comme beaucoup d’autres Français, elle s’est laissée gagner par la crainte des variants qui se propagent rapidement sur leur territoire. 

« La vigilance est à son maximum depuis le début de la pandémie. Faites-vous dépister, afin de pouvoir profiter de la période festive. » Pour le Nouvel An, elle aura une petite pensée pour les personnes seules et isolées, pour le personnel soignant, les forces de l’ordre, les personnes sans abris, les malades, et les personnes qui sont parties trop tôt.

 

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