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Un mois après une intervention chirurgicale, son calvaire continue

Des fils étaient restés incrustés dans la chair.

Un mois s’est écoulé depuis que Sarah, une habitante de Cité Atlee, âgée de 39 ans, a subi l’ablation d’une petite grosseur au niveau du dos. Cette superviseuse dans un établissement hôtelier à Flic-en-Flac n’a pas à se plaindre du résultat de l’intervention, mais elle a de bonnes raisons, selon elle, de remettre en question la qualité du traitement qui a suivi.

C’est le 16 janvier que Sarah, qui ressentait des douleurs, décide de se rendre à l’hôpital Jawaharlal Nehru à Rose-Belle pour se faire examiner. Elle pensait qu’il s’agissait d’un problème bénin, sans grande conséquence. Mais après avoir été examiné par le médecin, ce dernier l’informe qu’elle devra subir « immédiatement » une opération. Elle n’y était pas préparée. 

« J’étais troublée, mais je n’ai pas eu le choix », dit-elle. C’est sous anesthésie locale que l’intervention a été pratiquée et, selon Sarah, avec des résultats positifs.

Surprise le huitième jour

La plaie a été recousue et Sarah a été priée de se rendre par la suite chaque deux jours au dispensaire pour le pansement et le huitième pour que les fils soient enlevés. Les recommandations sont suivies à la lettre par la patiente. Mais lorsque Sarah se présente pour la dernière fois au dispensaire de Curepipe pour que le nécessaire soit fait, elle apprendra de la bouche de l’infirmière, que les fils ne pourraient pas être enlevés. « La plaie n’est pas tout à fait cicatrisée », lui a dit cette dernière. « Li ti pe soupiré », relate Sarah. Il faudrait continuer les pansements, lui a dit l’infirmière.

Sarah décide alors de se rendre au dispensaire de Forest-Side. Là, après un bref examen par un infirmier, celui-ci l’informe qu’il allait lui enlever les fils. « Je lui ai fait confiance en pensant qu’il connaissait son travail. D’ailleurs, une fois terminé il m’a dit : « Ale pa bizin retourne ankor. » 

Une fois sortie du cabinet, Sarah avait cependant toujours mal. Elle décide de se faire examiner. La doctoresse s’étonne qu’on n’ait pas pris la peine de couvrir la plaie. Elle demande alors à Sarah de l’accompagner. Les deux se rendent auprès de l’infirmier et la doctoresse invite ce dernier à couvrir la plaie pour éviter une éventuelle infection.  

L’infirmier a suivi les instructions. Sarah est rentrée chez elle mais elle ne sera pas au bout de sa peine.

« Une fois chez moi, poursuit Sarah, j’ai voulu me rendre compte personnellement de mon état. J’ai demandé à mon mari de prendre des photos de la lésion. Les images étaient stupéfiantes. Les agrandissements ont permis de voir des fils toujours incrustés dans la chair. »

De ce fait, mari et femme décident de se rendre à l’hôpital de Rose-Belle. Et là, ils vont vivre un triste épisode, selon Sarah.  « Nous sommes arrivés vers 9 h 15. J’ai exposé mon problème, mais personne n’était disposé à intervenir. Zot pass boul ».  Entre-temps, il était déjà 11 heures. Exaspérés, Sarah et son mari ont commencé à hausser le ton. C’est alors qu’un médecin a examiné Sarah. Celui-ci leur a simplement dit que les fils toujours présents dans la plaie vont disparaître d’eux-mêmes.

C’est pourquoi Sarah a décidé de contacter Radio Plus. Le Dr Ramen, porte-parole du ministère de la Santé, qui est intervenu à l’antenne, a déjà fait le nécessaire. Sarah sera prise en charge à l’hôpital de Rose-Belle. Avec cette fois l’espoir d’obtenir de meilleurs soins.

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