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Un million d'enfants nigérians vont manquer l'école à cause de l'insécurité

Un million d'enfants nigérians risquent de ne pas pouvoir aller à l'école en raison de la menace de violence, après une série d'enlèvements massifs et d'attaques visant des étudiants cette année, a déclaré l'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) mercredi. 

Plus de 37 millions d'enfants nigérians doivent commencer la nouvelle année scolaire ce mois-ci, mais "cette année, ce moment est volé à environ un million d'enfants nigérians, car l'insécurité menace leur sûreté et leur éducation", a déclaré dans un communiqué le représentant de l'Unicef au Nigeria, Peter Hawkins.

Selon l'Unicef, il y a eu cette année 20 attaques contre des écoles au Nigeria, plus de 1.400 élèves ont été enlevés et 16 sont morts.

Enlevés par des bandes criminelles dans les États du nord-ouest et du centre du pays, la plupart ont été libérés après négociation d'une rançon, après des semaines ou des mois de captivité, souvent dans des conditions épouvantables dans des camps ruraux.

Environ 200 sont toujours portés disparus.

"Les familles et les communautés craignent toujours de renvoyer les enfants dans leurs salles de classe en raison de la vague d'attaques d'écoles et d'enlèvements d'élèves", selon l'Unicef. 

Les gouvernements de certains États ont temporairement fermé des écoles après des enlèvements. 

Les États du nord-ouest et du centre du pays sont depuis longtemps en proie à la violence entre les communautés d'éleveurs et d'agriculteurs nomades qui se disputent les terres et l'eau. 

Les attaques se sont intensifiées avec l'émergence de bandes criminelles lourdement armées, connues localement sous le nom de bandits, qui pillent les villages, volent le bétail et kidnappent pour obtenir une rançon. 

Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des collèges dans le nord-ouest du Nigeria, enlevant les élèves et les emmenant dans des cachettes en forêt pendant qu'ils négocient les paiements. 

Environ 70 étudiants enlevés il y a près de quinze jours ont été libérés cette semaine dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du pays, où l'armée a lancé une offensive contre les bandes de ravisseurs. 

© Agence France-Presse

 

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