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Un gynécologue condamné pour homicide involontaire : les proches de la victime déplorent la sentence infligée au Dr Boodoo

nizam Nizam, l’époux de la victime, toujours inconsolable.

Six mois d’emprisonnement pour homicide involontaire par imprudence. C’est la peine infligée au gynécologue Abdool Yusuf Boodoocela à la suite du décès de Talisma Bava Saib au cours d’une césarienne. Cette sentence est loin de satisfaire son époux et ses proches.

Nizam, époux de la victime, est sidéré. Le gynécologue Abdool Yusuf Boodoo, qui a été reconnu coupable d’homicide involontaire ayant provoqué la mort de son épouse, n’a écopé que de six mois de prison. « J’ai perdu mon épouse et c’est seulement à six mois de prison qu’il est condamné », déplore-t-il encore sous le choc après avoir appris que le médecin doit entamer depuis mercredi ses six mois de prison.

Bien que cela fait 14 années depuis que son épouse soit décédée à la suite d’une césarienne le 1er mai 2005, il porte encore les cicatrices de ce drame aussi tragique qu’inattendu. Entouré de sa mère âgée de 78 ans, de sa belle-sœur et de l’aîné de ses fils, Nizam ne peut se retenir. Selon lui, justice n’a pas été rendue. « Me mo bizin ress for pu grandi mo zenfans », dit-il.

La perte subite de son épouse après environ six ans de mariage a bouleversé sa vie et celle de ses deux enfants qui sont devenus orphelins de mère du jour au lendemain. L’aîné, Ishfaq, ne cache d’ailleurs pas sa peine d’avoir perdu sa mère. Sa voix cassée semble exprimer la souffrance qu’il éprouve encore. « Mo senti mwa triss », dit-il. Il avait six ans quand sa mère est décédée. Ishfaq n’a pas eu le loisir d’aller jusqu’au bout de ses études secondaires et a quitté le collège après la Form IV. âgé d’une vingtaine d’années, il va bientôt entamer des sessions de formation en vue de trouver un emploi.

À la mort de sa mère, c’est sa grand-mère paternelle qui s’est occupée de lui. âgée de 78 ans, la grand-mère fait de son mieux pour lui apporter toute l’affection dont un enfant a besoin. Mais elle sent bien que l’absence de sa mère lui est difficile à supporter. « Je m’occupe de lui, mais je ne peux remplacer sa maman », dit-elle. Le benjamin, Ismaël, n’a jamais connu sa mère. Elle est décédée peu de temps après sa naissance. Depuis ce drame, il ne vit pas avec son père et son frère aîné. Il a été pris en charge par sa grand-mère maternelle. Il entame la Grade 9 cette année.

Nizam fait de son mieux pour faire face à l’épreuve qu’il endure depuis 14 ans. Il travaille à son compte dans le domaine de l’imprimerie et explique qu’il ne pourra jamais pardonner au gynécologue pour la perte de son épouse. étonné par la « faible sentence » infligée au médecin, il soutient qu’il ne peut accepter cette sanction. Selon lui, quand l’affaire avait été portée en Cour, le gynécologue lui aurait déclaré qu’il n’est pas fautif et que d’autres médecins étaient présents au moment où son épouse allait accoucher à l’hôpital Victoria. « Pour moi, cela ne peut être que lui, car c’est lui qui a pratiqué la césarienne. Et la Cour l’a condamné pour cela. Il a essayé de s’en sortir, mais il n’a pas pu », fait ressortir Nizam.

La belle-sœur de Talisma, qui était enceinte durant la même période et qui a accouché 18 jours plus tard, est tout autant bouleversée. « Nous avons effectué nos suivis médicaux ensemble au dispensaire de Phoenix. Il est difficile pour moi d’oublier ce qui s’est passé. Même après 14 ans, la souffrance d’avoir perdu un membre de la famille est toujours là », dit-elle. Elle regrette aussi qu’au moment de son accouchement que ce ne soit pas le médecin traitant de sa belle-sœur qui était à l’hôpital. Selon elle, il était en congé et c’est le gynécologue Boodoo qui était de garde ce jour-là et qui a pratiqué la césarienne.

Pour la perte de son épouse, le veuf a poursuivi l’État qui lui a versé Rs 1 million comme indemnisation.

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