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Un couple agressé au couteau à Quatre-Bornes : «Zamai mo pu exkiz li, si mo pa ti barr ek helmet mo mort», relate une des victimes

Jocelyn et Margaret ont reçu plusieurs coups de couteau.

Depuis son agression qui a eu lieu le lundi 15 novembre, Jocelyn Papesse, 56 ans, est marqué psychologiquement et physiquement. Il porte de multiples blessures au couteau sur le corps. Cet habitant de Résidence Kennedy, Quatre-Bornes, a été victime d’une agression alors qu’il a prêté main-forte à sa concubine, Margaret Sophie qui a rendu visite à ses petites-filles. Âgée de 51 ans, elle a été admise  à l’hôpital de Candos, avec des blessures au dos et à l’estomac. 

Dans la même soirée, le suspect a été interpellé par la CID de Quatre-Bornes. Un exercice de parade d’identification a été organisé par la police de la localité dans la journée du mercredi 17 novembre. Jocelyn a positivement identifié Kevin Taroo, 35 ans, comme étant l’homme qui les ont agressé.  Il estime qu’il doit sa survie au casque de protection qu’il avait sur lui au moment des faits. « Mwa lin pique mwa zis kot leker, chance li pan ressi apiye couto la, monn kall li ar helmet ki ti dans mo lamain », nous relate-t-il. 

Le suspect a présenté ses excuses à ses victimes, mais peine perdue. Jocelyn ne décolère pas. Il affirme qu’il ne pourra jamais oublier ce qu’il a vécu. « Zamai mo pu exkiz li, si mo pa ti barr ek helmet mo mort », confie-t-il au Défi Plus. De plus, le cinquantenaire se dit aussi agacé par les nombreuses questions de son voisinage par rapport à son agression. « Li pa fasil sa, la pe fer chaud, mo oblizer met longue manshe couvert partou pu dimun pa remarquer mo gagn blessure », ajoute la victime. Sa concubine, étant, toujours à l’hôpital, Jocelyn fait le va-et-vient à pied ou par autobus. « Mo pa pe kav montre motocyclette depi ki mo fine gagn couper ». À juste titre, il  dit craindre d’attraper le virus de la Covid-19 dans les transports publics ou à l’hôpital. « Mo koner bizin evite sa ban plass la, mais la mo oblizer aller pou guet Margaret ».

Cette dernière, que nous avons rencontrée sur son lit d’hôpital, est recouverte de multiples bandages sur ses blessures. Celui situé au niveau du cou la gêne considérablement pour manger. «  Zis ar serom mem mo pe vivre la », avoue-t-elle.

La prise en charge des fillettes

Tout a commencé quand Margaret a reçu un appel de ses deux petites-filles âgées de 4 et 8 ans. Leur mère, qui est partie travailler, les a remis un portable, mais leur oncle, Kevin, a tenté de s’en emparer. C’est alors que les deux filles ont rapporté l’incident à leur grand-mère qui, sans tarder, s’est précipitée chez elles. Jocelyn, resté devant la maison, a entendu des cris. Tout de suite après, il a vu Margaret en sang qui se précipitait  à l’extérieur. « Monn truv sa style ine piquer dans le dos lors li cou ek lor so lestoma, mo dir madam mort la », raconte Jocelyn. Lorsqu’il est intervenu, l’agresseur l’a assené deux coups de couteau, un au bras et l’autre à l’estomac. « Sa ine vine pou touyer mem sa ». 

Malgré ses blessures, Jocelyn a eu le bon réflexe de conduire Margaret à l’hôpital à motocyclette, car elle perdait beaucoup de sang.  

Désormais, Jocelyn dit craindre pour la sécurité des fillettes. « Que les enfants soient prises en charge par les autorités », lance-t-il. La CDU a été déjà alertée, mais il déplore le fait qu’elles sont seules à la maison toute la journée. Il dit se soucier aussi du traumatisme vécu par les enfants qui ont assisté à l’agression sanglante. Le cinquantenaire ne comprend pas comment Kevin a pu agir de la sorte devant ses nièces. Ces dernières se sont réfugiées chez un voisin pendant la dispute. « Mo enkor pe penser kifer kav line agir kumsa akoz sa deux enfant la ine denonse li pe rod kokin portable », lâche Jocelyn, avant d’ajouter : « Monn sap dan la mort, mais si mo pa ti vini, ti kav ariv pire a Margaret ou ban zenfan la ».

 

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