Xplik ou K

Un autre personne porte le même nom qu’Afroze : elle vit sans carte d’identité depuis 15 ans

Afroze Cheetamun Sameer Cheetamun et sa mère Afroze Cheetamun, 66 ans, ne peut toucher de pension, ni faire des retraits bancaires.

Afroze Cheetamun vit depuis 2003 sans carte d’identité nationale. La raison : une autre personne utilise le même nom qu’elle. Du coup, elle ne peut entamer des démarches administratives.

Sameer Cheetamun, habitant Plaines-des-Papayes, a approché la rédaction d’Xplik ou K pour faire part du problème auquel est confrontée sa mère depuis 15 ans. Afroze Cheetamun, une retraitée de 66 ans, n’a ni pièce d’identité, ni acte de naissance. «Ma mère a perdu ses pièces d’identité en 2003. Depuis, nous entreprenons des démarches afin qu’elle obtienne ses documents, mais nous rencontrons de nombreuses difficultés », explique Sameer, désemparé. «Quelqu’un d’autre porte le même nom et le même prénom que ma maman. Les informations sur l’acte de naissance de l’autre dame sont totalement identiques, même le nom des parents. Du coup, elle ne peut avoir de pièces d’identité », ajoute Sameer.

Afroze Cheetamun, qui a aujourd’hui 66 ans, ne perçoit pas de pension de vieillesse depuis six ans. Elle suit des traitements contre le cancer et doit payer pour voyager dans le bus. De plus, elle ne peut effectuer des retraits bancaires. Elle a entamé des démarches en cour pour avoir un nouveau patronyme. Pour les formalités, il faut soumettre les actes de décès de ses parents qui sont introuvables, selon elle.

William Ayelou, Registrar à l’état civil, est intervenu à l’antenne d’Xplik ou K. Il assure qu’il y a des numéros de référence qui ne peuvent être identiques. « Le numéro qui figure sur l’acte de naissance est unique. Il existe des cas d’usurpation d’identité qui ont été rapportés au Registrar, d’autres cas surviennent aussi par erreur », indique le Registrar. «Nous allons procéder à une recherche des informations pour voir plus clair dans ce dossier et conseillerons à Sameer la marche à suivre. » Concernant la pension de vieillesse de la dame, William Ayelou explique que si la personne a été identifiée, une lettre officielle lui sera remise.

« Dans cette lettre, il sera indiqué que la personne est toujours vivante selon nos données. La Sécurité sociale peut considérer la lettre ou pas, mais nous aidons le public en ce sens », ajoute le Registrar.