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Tuée puis immolée par son concubin : Sanjana Khoodeeram avait témoigné au procès de son ex, accusé de meurtre

Tayrish Buldy et Sanjana Khoodeeram

Sa vie n’aura pas été de tout repos. Tuée puis immolée par son concubin Tayrish Buldy, 32 ans, Sanjana Khoodeeram avait témoigné au procès de son ex Subiraj Sobnauth, qui était accusé de meurtre. La femme de 26 ans, qui en était à sa troisième relation conjugale, laisse derrière elle deux enfants.

Ces derniers ne cessent de la réclamer. « Gran la pe malad ar rod so mama. Zot pa rod manze. Zot dir fode mama vini. Kan zot trouv fami pe vinn lakaz, zot pe rod konpran », relate Neermala, la mère de la jeune femme. Elle dit faire de son mieux pour faire croire aux enfants que leur mère est allée travailler sur un bateau de croisière.

Assise dans un fauteuil et le regard perdu dans le vide, Neermala confie que sa fille n’a pas eu une vie facile. « Linn sap dan enn krim avan dan enn relasion. Aster se enn polisie mem ki ti sipoze protez li ki finn touy li », dit-elle, en larmes. Elle raconte qu’en février 2021, l’ex-amoureux de Sanjana a été arrêté pour meurtre.

Neermala raconte que Subiraj Sobnauth avait été appréhendé pour avoir tué son ami Akshaye Luttoo lors d’une partie de beuverie. Le suspect avait fait creuser un trou dans sa cour à l’aide d’une pelleteuse. Il avait fait croire qu’il construisait une fosse septique. Mais le pot aux roses avait fini par être découvert.

À l’époque, Sanjana, qui avait divorcé, entretenait une liaison avec Subiraj Sobnauth. Elle avait été appelée à témoigner au procès. C’est durant cette même période, alors qu’elle faisait le va-et-vient au tribunal de Flacq, qu’elle s’est liée d’amitié avec le policier Tayrish Buldy. « Li (le constable ; NdlR) finn amenn rol protez Sanjana. Li dir li pou tir li dan problem e li pou fer li viv bien », indique Neermala.

La mère de famille ne cesse d’imaginer comment Tayrish Buldy s’y est pris pour mettre le feu au corps de sa fille. « Zame mo tia krwar ki li ti pou fer enn zafer koumsa ek mo zanfan… » Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Neermala dit que Sanjana avait été victime d’actes de brutalité de la part du policier à de multiples reprises.

Elle affirme qu’elle n’arrivera jamais à pardonner un tel énergumène. « Akoz mo tifi so ban zanfan. Zame mo pou pardonn li. » Neermala éprouve énormément de peine rien qu’en regardant ses petits-enfants. Elle pense au fait qu’elle devra désormais les élever seule.

Elle ne leur a pas encore annoncé le décès de leur mère. En attendant, elle fait tout pour éviter qu’ils n’aient accès aux réseaux sociaux sur lesquels des vidéos de la jeune femme, dans la voiture où elle a été tuée, ont circulé en boucle dans un « live » Facebook. « Mo pou fer tou pou bann zanfan la pa trouv sa. Me pa zordi pa dime, mo panse zot pou trouve… », appréhende la grand-mère, qui essaie de repousser l’échéance autant que possible, vu leur jeune âge.

Tayrish Buldy est, quant à lui, hospitalisé. Il a subi des brûlures sur diverses parties du corps car il se trouvait aussi dans la voiture. Dès qu’il obtiendra son autorisation de sortie, le policier sera appelé à fournir des « further statements » à la Criminal Investigation Division de l’Eastern Division. Les enquêteurs ont déjà récupéré les vidéos des « live » Facebook. Lors d’une prochaine étape, ils organiseront une reconstitution.

Tayrish Buldy raconté par ses collègues

Qui est Tayrish Buldy ? Habitant Richemare, dans la région de Flacq, le policier est aussi connu comme Kishan par ses collègues. Il a fait partie de l’Eastern Division et de la Western Division de la police. S’ils le trouvaient cool au début, ses collègues ne cachent pas le fait qu’il accumulait les problèmes.

Accro à la bouteille, il avait plusieurs soucis de discipline. Il se faisait remonter les bretelles par ses collègues. « Nou pa ti pe diminie li dan travay, me nou ti kone pa kapav donn li gran responsabilite », dit l’un d’eux. Un haut gradé ayant côtoyé le constable il y a quelque temps confirme que ce dernier a un tempérament chaud.

Sa vie privée, Tayrish Buldy ne la partageait pas vraiment avec ses collègues. Le policier avait accumulé les problèmes, telles que des absences répétées du travail ou encore son manque de ponctualité.

 

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