Politique

Triolet : Navin Ramgoolam sanctionne le vote communal

Navin Ramgoolam était l’invité d’honneur du Suryavanshi Rajput Sabha lors d’une activité pour Diwali.

«Pa bizin vot par kast». Le message de Navin Ramgoolam est clair. Il demand à ses partisans de ne pas voter en fonction de la communauté ou de la caste et de s’assurer que le Parti travailliste obtienne la majorité. Cela en faisant élire les trois candidats rouges dans les circonscriptions. 

Navin Ramgoolam était l’invité d’honneur du Suryavanshi Rajput Sabha, lors d’une activité organisée par celui-ci pour célébrer Diwali. Il a été présenté comme « futur Premier ministre » par les membres de ce mouvement. La présence de plusieurs partisans de marque, dont le pandit Sungkur, n’est pas passée inaperçue.  

Lors de son intervention, Navin Ramgoolam a indiqué que Diwali est une fête nationale et pas la célébration d’une communauté. Il a expliqué qu’il y a plusieurs leçons à tirer du Ramayana, dont la victoire du bien sur le mal. 

Le leader du Parti travailliste (PTr) a fait ressortir qu’il faut de la discipline au sein du parti. Alors que le débat sur un recensement ethnique est d’actualité, il a appelé au rassemblement du peuple. « Nou tou parey... ou krwar bizin explike en 2018 ki pa bizin vote par kast ? Nou sorti diferan kontinan me nou enn sel lepep. » Selon lui, le peuple tient son destin entre ses mains.

Difficultés des organisateurs

Il est revenu sur le Ramayana. Il adressé un parallèle entre l’histoire de la divinité hindoue Ram et le poste de Premier ministre « ena pikan lor sa siez la zot pa kone zot », a-t-il fait observer. Il a ajouté que les organisateurs ont subi plusieurs difficultés pour organiser cette activité. « Se bann kapon sa. Kan nou ti o pouvwar nou pa finn anpes personn fer fet nou. »

Il a mis l’accent sur l’honneur, la patience et le sacrifice, des qualités nécessaires pour un candidat au poste de député. « Ena mo finn dir zott pa poz kandida zott ofanse zott kapav al bwar pwazon tou. »

Pour lui, la légitimité est importante et le poste de chef se mérite. « Isi papa finn donn piti tronn san pass par lepep. » 

Navin Ramgoolam a ouvert une parenthèse pour faire ressortir que sur la rue Vandermeersch tous les arbres ont été abattus, sauf un devant la demeure d’un employé du bureau du Premier ministre.

Il a souligné que, par contre, plusieurs fonctionnaires proches du PTr ont été transférés, après les élections de 2014. Il note aussi que certains de ses partisans n’ont pas été inquiétés. « Il faut savoir pourquoi... On ne peut pas avoir les pieds des deux camps, il faut choisir son parti. »

Le leader du PTr a fustigé ceux qui ont quitté le camp rouge et a estimé qu’ils commencent à avoir peur. « Pou ena trwa kandida isi. Tou le trwa bizin eli… Nimport ki sanla ki dan lot kan ou pou bizin azir mem si ou korek ek dimounn la ». Il a critiqué la nouvelle loi sur les sanctions pour les commentaires désagréables sur les réseaux sociaux. Il a aussi critiqué la vice-Premier ministre Fazila Daureeawoo pour sa performance en Suisse. « Al laba al dir ki li pou reponn apre. Si pa kapav rann poss la. »