Tribunal de Curepipe - Affaire Pavaday : Modification des accusations contre l’ex-enseignant
Par
Stephan Douce
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Stephan Douce
Les accusations provisoires visant Frédéric Pavaday ont été modifiées devant le tribunal de Curepipe, où l’ex-enseignant a comparu de nouveau. Il fait désormais face à quatre chefs d’accusation, après la réception de nouveaux courriels transmis aux enquêteurs.
Frédéric Pavaday a comparu de nouveau devant le tribunal de Curepipe et a été reconduit en cellule policière. À la demande du Directeur des poursuites publiques (DPP), la première accusation provisoire portée contre lui a été rayée puis remplacée. L’ex-enseignant de musique fait désormais face à quatre counts d’accusation provisoires.
Cette modification intervient après la réception de deux courriels adressés à la Brigade pour la protection de la famille. Les charges retenues sont : Attempt upon Chastity, Child Ill-Treatment, Causing a child to be sexually abused et Sexual intercourse with a minor under the age of 16.
Les deux premiers counts concernent la plaignante âgée de 12 ans à l’origine de l’affaire. Les deux autres découlent des informations contenues dans les courriels reçus lundi soir par les enquêteurs.
Lors des débats sur la remise en liberté sous caution, la représentante du DPP, Priscilla Veerabadren, a interrogé le chef inspecteur Vinesh Ramburn, de la CID de Curepipe, au sujet de ces nouveaux éléments.
Selon l’officier, le premier courriel fait état d’allégations remontant à 2008. Une ancienne élève de l’établissement Loreto, alors en Standard 5, affirme avoir été victime d’attouchements inappropriés de la part de l’ex-enseignant de musique. Le second message évoque des faits qui se seraient produits entre 2015 et 2020. L’auteure soutient avoir entretenu des relations sexuelles à plusieurs reprises avec le suspect alors qu’elle était mineure.
Le chef inspecteur Ramburn a expliqué en cour que ces nouvelles informations ont conduit à la modification des accusations provisoires contre l’accusé.
La défense, assurée par Me Sanjeev Teeluckdharry et Me Sacheen Boodhoo, a pour sa part mis en doute la crédibilité des courriels. Me Teeluckdharry a souligné qu’ils ne comportent ni en-tête officiel ni signature, estimant qu’il est facile d’envoyer un message anonyme.
La police a également indiqué avoir recueilli une déposition de l’ONG Pedostop, qui serait en contact avec les deux présumées victimes. Ces dernières devraient se rendre à Maurice dans le cadre de l’enquête.
Les débats, suspendus peu après 16 heures hier, reprendront ce mercredi à 14 heures.