Si Mamy Ravatomanga avait jusqu’ici pu échapper à la cellule policière, depuis vendredi après-midi, il se retrouve détenu au Moka Detention Centre. Malgré une énième tentative pour éviter la cellule en invoquant un état de santé fragile, le richissime homme d’affaires a quand même été jugé apte par les médecins de l’hôpital à être incarcéré. Il a ainsi été conduit dans la cellule numéro 14 du Moka Detention Centre pour sa première nuit derrière les barreaux, trente-quatre jours après son arrestation. Le magnat malgache répond à des accusations d’entente délictueuse et de blanchiment d’argent.
Jusqu’à vendredi, Mamy Ravatomanga, placé en état d’arrestation pour blanchiment d’argent et entente délictueuse, était admis à la clinique Premium Care de Phoenix. En début d’après-midi, il a été transféré à la Cardiac Unit de l’hôpital de Candos pour son rendez-vous médical suite à une intervention chirurgicale le 9 novembre dernier. À l’issue de cette consultation, le personnel soignant a constaté une amélioration de son état de santé et a ordonné son incarcération en cellule policière. Il a alors été transféré au Moka Detention Centre. Mais sur place, Mamy Ravatomanga s’est plaint de troubles respiratoires et a de nouveau été conduit à l’hôpital. Après examen, les médecins ont conclu qu’il était fit for police custody.
Cellule no 14
Il a donc été ramené une nouvelle fois au Moka Detention Centre où, cette fois, plus aucune exception ne s’appliquait. Sous escorte policière, il a été conduit dans la cellule numéro 14 pour sa première nuit. À l’entrée principale du centre de détention, Mamy Ravatomanga a subi une fouille corporelle. Il était en possession de médicaments et d’ordonnances. La police a pris les médicaments, et les policiers sentinelles sont responsables de les lui remettre selon les prescriptions. Bien qu’incarcéré, Mamy Ravatomanga fait partie des « privilégiés », dit-on, pour être détenu dans la cellule no 14, une cellule qui a aussi accueilli l’ex-Premier ministre Pravind Jugnauth ainsi que l’ex-commissaire de police (CP) Anil Kumar Dip. Cette cellule dispose notamment d’un espace WC.
La cellule numéro 14, annexée aux cellules 11, 12 et 13, est également sous surveillance permanente par caméra CCTV. « Kamera la mete pou evit bann konplint ek trouv tou seki pe pase », explique-t-on. Le visionnage est assuré par l’équipe de surveillance policière, mais les images ne peuvent être manipulées par les policiers. Elles sont stockées sur un main server géré par la société Brinks. Les limiers n’ont pas le droit d’interférer avec les détenus et ne peuvent que visionner, en temps réel, leurs agissements.
Le vendredi 7 novembre, Mamy Ravatomanga était sur le point d’être placé au Vacoas Detention Centre. Mais il serait tombé malade à son arrivée dans l’enceinte du centre. Il avait alors été transféré à la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria (PMOC) à Candos, avant d’être conduit à la clinique Premium Care.
Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !

