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À travers villes et villages : le sempiternel problème des terrains abandonnés

terrain Selon le règlement actuel, la mairie ou le conseil de district défraîchit le terrain abandonné à ses frais avant de réclamer l’argent dépensé au propriétaire.

Mme Ben (prénom modifié), une veuve de 74 ans habitant Coromandel, est dégoûtée. Elle se plaint des désagréments que lui pose un terrain abandonné situé à l’arrière de sa maison. « L’environnement dans lequel je vis est mauvais pour ma santé. Le terrain est abandonné et des carcasses d’animaux pourrissent sur place », déplore-t-elle.

La retraitée dit avoir frappé à plusieurs portes (mairie, police de l’Environnement, Citizen Support Unit, etc. ), mais le problème est toujours entier. Elle se plaint aussi d’un arbre de jamblon qui se trouve sur la voie publique et qui constitue un danger. Elle demande de le faire abattre. Elle recherche une solution depuis deux ans, ajoute-t-elle.

«Tolérance zéro»

« Le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill est au courant du problème, mais les inspecteurs ne l’écoutent pas », affirme la quinquagénaire. Une accusation que réfute le maire Ken Fong. Il reconnaît toutefois qu’il y a des propriétaires qui héritent de terrains et qui ne les entretiennent pas. Il a réaffirmé sa détermination de lutter contre ce problème qui touche à la fois les villes et les villages. « Nous sommes intransigeants envers les propriétaires qui laissent leurs terrains à l’abandon. Ils doivent trouver le moyen de les entretenir. Je dois vérifier si le cas en question a été bien transmis à notre homme de loi et voir s’il faut poursuivre le propriétaire concerné », s’est insurgé le maire.

Pour l’heure, le règlement est que la mairie ou le conseil de district défraîchit le terrain abandonné à ses frais avant de réclamer l’argent dépensé au propriétaire dès qu’il envisage d’effectuer un développement sur le terrain. Le hic est que souvent, le propriétaire ne se manifeste jamais… et ce pour plusieurs raisons. Soit il se trouve à l’étranger, soit il est décédé ou encore les héritiers ne bougent pas le petit doigt. Que faire dans ce cas ? Il semblerait que tout espoir ne soit pas perdu puisque, selon une source du ministère de l’Environnement, le gouvernement amendera la loi. Attendons voir…