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Travaux techniques pour le Metro Express : la main-d’œuvre mauricienne «indisponible»

metro Des artisans mauriciens s’interrogent sur les méthodes de recrutement de Metro Express Limited.

Pas de travailleurs mauriciens pour les travaux du Metro Express, affirment des hauts cadres de Metro Express Limited. C’est ce qui aurait poussé la firme Larsen & Toubro à recruter de la main-d’œuvre indienne. Des artisans métallurgistes mauriciens envisagent d’alerter les autorités concernant le mode de recrutement.

Un manque de connaissance et un désintérêt des artisans mauriciens, ont-ils poussé la compagnie Larsen & Toubro Ltd à avoir recours à la main-d’oeuvre indienne pour les travaux du Metro Express ? C’est ce que confirment, du moins, les hauts cadres de Metro Express Limited (MEL). Selon nos interlocuteurs, les artisans mauriciens, qui ont été approchés par le ministère du Travail, ne se seraient pas présentés aux entretiens d’embauche ou auraient fait remarquer qu’ils étaient inaptes à effectuer les travaux réclamés. D’où le fait, disent-ils, que la compagnie Larsen & Toubro Ltd s’est tournée vers des ouvriers indiens. Autre point soulevé par les hauts cadres de MEL est que la main-d’œuvre concernant la maçonnerie ou autre est saturée à Maurice en raison du nombre de chantiers.

« Les travaux entourant la réalisation du Metro Express comprennent une partie manuelle et technique. La partie technique, qui comprend la pose des rails, entre autres, requiert une certaine compétence professionnelle dont les artisans mauriciens ont réalisé qu’ils ne sont pas dotés des connaissances voulues. Outre les travaux de métallurgie, des Mauriciens ont toutefois contracté des travaux manuels, tels que les fouilles, avec des sous-traitants », expliquent les hauts cadres. Selon nos interlocuteurs, environ 250 ouvriers travaillent avec des sous-traitants à ce jour.

La colère gronde. Une association, comprenant une vingtaine d’artisans métallurgistes, veut alerter les autorités concernant les procédures de recrutement entourant les travaux du Metro Express. Ils s’interrogent sur les méthodes de recrutement par la direction de MEL. Pour joindre le geste à la parole, ils envisagent de soumettre une correspondance au ministère du Travail, cette semaine.

Das Mootanah, le CEO de MEL, souligne que la compagnie travaille sur les modalités entourant les procédures de recrutement des artisans. Il précise, toutefois, que la compagnie recrute actuellement des cadres, tels que des ingénieurs, des HR Managers, des Project Managers et du personnel administratif. Il indique que la compagnie a procédé au recrutement de quelque 195 travailleurs mauriciens, notamment des skilled et des unskilled workers.

Selon Das Mootanah, des travailleurs indiens ont également été recrutés, mais il n’a pas donné de chiffres. « Nous n’avons pas encore commencé le vrai recrutement qui comprend beaucoup de procédures. Les modalités concernant les recrutements qui se feront graduellement sont en train d’être finalisées », précise-t-il.