Transport public - Taxis : pas de nouvelles licences avant l’évaluation nationale
Par
Sharone Samy
Par
Sharone Samy
Les demandes de nouvelles licences de taxi restent suspendues dans l’attente d’une évaluation nationale de la NLTA sur les besoins réels du pays. Le gouvernement veut disposer d’une vision précise de l’offre et de la demande avant toute nouvelle attribution.
Les candidats à une nouvelle licence de taxi devront encore patienter. Aucune attribution supplémentaire ne pourra intervenir avant la fin de l’évaluation nationale menée par la National Land Transport Authority (NLTA) sur les besoins réels du pays. Une situation qui empêche pour l’heure le gouvernement de déterminer combien de nouvelles licences pourraient être accordées, notamment dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes.
La question a été soulevée mardi à l’Assemblée nationale par la députée Stéphanie Anquetil. Répondant aux interrogations sur le nombre de licences susceptibles d’être attribuées dans la circonscription n°18, le ministre du Transport terrestre Osman Mahomed a expliqué que toute nouvelle ouverture dépendra des conclusions de l’étude actuellement attendue.
Selon lui, la NLTA devra d’abord identifier les besoins dans chaque région avant de pouvoir décider d’un éventuel appel à candidatures. Les habitants des localités concernées pourront alors soumettre leur demande si un déficit de taxis est établi.
Mais cette évaluation accuse un retard. Le ministre a indiqué avoir demandé à la NLTA, il y a environ six mois, de réaliser une étude nationale portant sur les besoins en licences de taxi dans les différentes localités, mais également dans les centres commerciaux et les établissements hôteliers.
Toutefois, au moment de préparer sa réponse parlementaire, Osman Mahomed a constaté que cette enquête n’avait toujours pas été réalisée dans son ensemble. Seule l’analyse concernant les centres commerciaux est actuellement en cours. Pour le secteur hôtelier, les besoins continuent d’être évalués sur la base d’une étude réalisée en septembre 2022.
Dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes, 293 licences de taxi sont actuellement en activité pour une population estimée à environ 81 000 habitants. Ces taxis sont répartis sur 30 bases de stationnement. Ces chiffres, précise toutefois le ministre, ne permettent pas à eux seuls de conclure à la nécessité d’accorder de nouvelles licences.
L’évaluation devra prendre en considération plusieurs facteurs : la couverture du réseau d’autobus, le nombre de taxis déjà opérationnels, la densité de population ainsi que les besoins économiques et sociaux propres à chaque région.
Si un manque est confirmé, la NLTA pourra alors lancer un appel public à candidatures. Les postulants devront remplir plusieurs conditions, notamment détenir un permis de conduire de taxi, résider dans la localité concernée, être sans emploi, présenter un certificat de moralité vierge et s’engager à exercer cette activité à plein temps.
Le ministre a également évoqué les contraintes internes de la NLTA pour expliquer les délais accumulés. Sur un effectif prévu de 45 inspecteurs du transport routier, seulement 15 sont actuellement en fonction. Un manque d’effectif qui ralentit les enquêtes sur le terrain ainsi que le traitement des dossiers.
Osman Mahomed a indiqué avoir demandé à la direction de la NLTA d’accélérer l’exercice d’évaluation et de soumettre un plan de travail afin de permettre un traitement plus rapide des demandes en attente.
En attendant les conclusions de cette étude nationale, les demandes de nouvelles licences restent donc suspendues. Le gouvernement entend désormais disposer d’une vision globale de l’offre et de la demande avant toute nouvelle attribution.