Mise à jour: 20 janvier 2026 à 11:13

Transport public - Tarif du Metro Express : Osman Mahomed écarte toute baisse prochaine

Par Stephan Douce
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Le ministre Mahomed a participé à une rencontre avec la Haute commission britannique, lundi.
Le ministre Mahomed a participé à une rencontre avec la Haute commission britannique, lundi.
  • Le coût d’exploitation réduit de Rs 76,2 M en huit mois

Le Metro Express coûte plus cher que le bus, et cela ne sera pas corrigé de sitôt. Le ministre du Transport Osman Mahomed l’a confirmé lundi : le trajet entre Curepipe et Port-Louis s’élève à Rs 55 en métro, contre Rs 51 en bus. « Ce tarif a été fixé par l’ancien gouvernement. Une révision est possible, mais ce n’est pas une priorité pour le moment », a déclaré le ministre.

Osman Mahomed met en avant les avantages du Metro Express : seniors et étudiants bénéficient de la gratuité, et un train transporte 400 personnes aux heures de pointe, contribuant à désengorger le corridor le plus densément peuplé de Maurice et à réduire la pollution et la consommation de carburant. « Si vous voyagez dans une infrastructure moderne et confortable, il faut comprendre qu’il y a un coût », a-t-il déclaré, défendant une vision centrée sur les bénéfices sociaux et environnementaux plutôt que sur la compétitivité tarifaire : « Ce n’est pas seulement une question de sous et de roupies : il apporte des bénéfices concrets à la population. »

Le ministre a également fait le point sur les efforts de réduction des coûts. Depuis sa nomination, les coûts d’exploitation ont été réduits de Rs 76,2 millions en huit mois, sur l’année financière de juin 2024 à juin 2025. Toutefois, l’intégration de nouveaux actifs comptables a entraîné une hausse de la dépréciation de Rs 100 millions.

Une rencontre s’est tenue lundi entre la Haute Commission britannique et le ministère du Transport dans le cadre du programme Green Cities, Infrastructure and Energy. Cette initiative vise à fournir une assistance technique au gouvernement mauricien pour mesurer l’impact du Metro Express sur la société. Financée par le gouvernement britannique à hauteur de 
180 000 livres sterling, soit environ Rs 11 millions s, elle ne coûte rien à l’État. Plusieurs ministères y participent.

Le ministre a, par ailleurs, expliqué l’impossibilité d’installer des portillons de contrôle. Le Metro Express, souvent assimilé à un métro, fonctionne en réalité comme un tramway ouvert. Des portillons seraient compliqués et chronophages, risquant de retarder les départs toutes les trois minutes. « Il est maintenant presque impossible de corriger l’erreur de conception », a-t-il reconnu.
 

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